Les cours d’Echec à l’échec ont démarré à l’Athénée de Chênée : "Les élèves ont d’énormes lacunes"

Des vacances de Pâques plutôt studieuses pour une centaine d’élèves sur les bancs de l’Athênée Royal de Chênée. Ils suivent assidûment les cours de rattrapage dispensés dans le cadre des ateliers "Echec à l’échec", maintenus durant ces vacances afin de lutter contre le décrochage scolaire.

En province de Liège, huit établissements accueillent ces cessions d’études destinées aux élèves de la 6e primaire à la 6e secondaire. Elles ont par exemple démarré à l’Athénée de Chênée cette semaine.

Des retards importants

Emmanuelle Simon est professeur de mathématique et constate un important retard accumulé chez de nombreux élèves. "Les élèves devant moi sont en quatrième. Ils auraient dû voir le théorème de Pythagore en troisième et ne l’avaient pas vu. Ils sont arrivés en quatrième avec d’énormes lacunes", regrette-t-elle.

Pour plusieurs étudiants, cette session d’Echec à l’échec est une première qui s’avère plus que jamais nécessaire. "On se déconcentre plus vite. C’est devenu de plus en plus dur de suivre, du coup je décroche", reconnaît un jeune. "Ça me rassure un peu de venir ici. Je compte sauver mon année en travaillant un peu pendant les vacances parce que je suis vraiment perdue. Je me dis que je ne suis pas la seule dans le cas et ça me rassure", se motive une autre.

Je compte sauver mon année en travaillant un peu pendant les vacances parce que je suis vraiment perdue.-

Un troisième élève reconnaît qu’il peinait déjà à décrocher de bonnes notes avant la pandémie, mais avec le Covid le retard n’a fait que s’accumuler. "Donc à la place de passer de bonnes vacances, je dois venir pour travailler", souffle-t-il.

"Je suis habituée à dispenser des remédiations d’échec à l’échec, mais c’est une année vraiment particulière", constate Dominique Duchêne, professeure de chimie. "Il est impossible de voir la matière en cours parce que les élèves n’ont pas vu la matière précédente. Il faut qu’ils soient de bonne volonté, ils doivent finalement travailler deux fois plus. Ils manquent d’énergie et surtout d’une méthode de travail : ils ne savent plus comment étudier."

 


 

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