Les centres culturels tirent la sonnette d'alarme, la plupart se disent sous financés

Le centre culturel de Huy.
Le centre culturel de Huy. - © Google Maps

Les représentants de l'Association des centres culturels ont été entendus au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ils ont fait part de leur malaise et de leurs inquiétudes concernant leur avenir.

Des craintes liées à la modification du décret de 2013, une modification dont la conséquence est une baisse de financement.

Justine Dandoy est la directrice du centre culturel de Huy. Un des 25 centres culturels de la Province de Liège. "Nous avons appris en juillet 2017 que nous aurions une augmentation qui, pour environ la moitié des centres culturels, n’en est pas une mais plutôt une sorte de statu quo, voire de diminution pour les plus gros opérateurs. Et le tout échelonné sur les cinq ans de la durée des contrats-programmes que l’on signe avec la Communauté française et les communes concernées."

"Il faut savoir, poursuit notre interlocutrice, que le contrat-programme – dans lequel on est toujours – date de 2009. On se retrouve dix ans après avec quasiment les mêmes moyens. Sauf qu’en dix ans, le coût de la vie a augmenté. Le prix de l’énergie aussi. Et le centre culturel, c’est une très (très) grosse maison, avec 920 places. Ma crainte, c’est que finalement le désinvestissement se fasse sur les choses peu ou pas rentables, ce qui est de l’ordre de l’éducation permanente et de la citoyenneté. Si on veut continuer à fonctionner, on peut le faire mais on sera alors dans de la vente, de la consommation. Et je ne pense pas que ce soit ça le fond du décret des centres culturels."

Depuis 2009, le centre culturel de Huy a déjà été contraint de diminuer l'emploi. De nombreux autres centres culturels craignent également de devoir licencier du personnel.

La ministre Alda Greoli s'est engagée sur la question de l'indexation future des subsides et s'est aussi montrée disposée à rouvrir les discussions avec le secteur sur son financement.

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