Les bandes de motards violents interdites de séjour en Basse-Meuse

Les bandes de motards violents interdits de séjour en Basse-Meuse (photo d'illustration)
Les bandes de motards violents interdits de séjour en Basse-Meuse (photo d'illustration) - © Belga

En Basse-Meuse, les bandes de motards violents sont interdites de séjour. Une ordonnance de police vient d'être prise dans ce sens par le bourgmestre d'Oupeye, en région liégeoise. Une décision prise suite au meurtre d'un Hells Angels dans sa commune.

C'était le 26 décembre dernier. Le motard, originaire de Huy, était venu boire un verre dans un club à Haccourt. Une bagarre a éclaté avec des membres d'une bande rivale venue sur les lieux visiblement pour en découdre. Devant le local, le Hells Angels a été tué de plusieurs coups de couteau.

Au total, dix personnes ont été inculpées dans cette affaire, dont six sont toujours sous les verrous. Et le bourgmestre d'Oupeye craint des représailles. Lui et les cinq bourgmestres des communes voisines ont donc décidé de prolonger l'interdiction de certaines bandes de motards violents sur tout le territoire de la Basse-Meuse jusque fin juin.

Réputation criminelle

Nous sommes allés à la rencontre de Serge Fillot (PS), le bourgmestre d'Oupeye. Pour lui, la réputation criminelle de certaines bandes de motards n'est pas un mythe : "Elles sont connues, il y a les Hells Angels, les Bandidos, les Satudarah, les Outlaws. Ils ont des clubs d'affiliés, des clubs satellites qui roulent pour eux mais ces bandes sont bel et bien réelles et existent dans notre pays, elles coexistent sur un territoire et se partagent le territoire belge".

La crainte, c'est que la commune d'Oupeye devienne une base pour ces motards violents : "On sait de source policière qu'il y a des tentatives d'installation sur notre territoire, c'est certain. Et la Basse-Meuse est très convoitée parce que forcément, nous sommes proches des Pays-Bas, nous sommes proches de l'Allemagne et finalement, les logisticiens qui veulent venir s'installer ici pour faire de l'économie, du business, et bien les motards ont un peu le même raisonnement et veulent s'installer dans la région".

Par contre, le bourgmestre d'Oupeye souligne que les trois clubs de bikers locaux qui sont sur la commune n'ont aucun lien avec ces bandes criminelles organisées. Il a d'ailleurs décidé de rouvrir leurs locaux pour qu'ils puissent s'y rassembler une fois par semaine.

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