Les averses de pluie font les affaires des cultivateurs de cresson

A Omal, Hervé Gergay cultive le cresson depuis plusieurs décennies. La première fois qu'il a mis la main à la pâte, il avait seulement 13 ans. Depuis, six jours sur sept, il a les pieds dans l'eau.
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A Omal, Hervé Gergay cultive le cresson depuis plusieurs décennies. La première fois qu'il a mis la main à la pâte, il avait seulement 13 ans. Depuis, six jours sur sept, il a les pieds dans l'eau. - © Photo RTBF Marc Mélon

Les averses de pluie qui s'abattent sur la Belgique font les affaires des cultivateurs de cresson. Le cresson a besoin d'un solide arrosage en permanence. Autant dire que c'est un producteur content que nous avons rencontré à Omal, près de Geer.

Les pieds dans l'eau

Depuis plusieurs décennies, Hervé Gergay cultive du cresson à Omal, sur le territoire de la commune de Geer. Six jours sur sept, ce producteur passionné a les pieds dans l'eau: "Pour proposer du cresson frais à notre clientèle, la récolte se fait quotidiennement. Ensuite, dans la foulée de la cueillette, c'est vendu sur les marchés la nuit. Comme pour le riz, la récolte ne peut se faire que les pieds dans l'eau."

La qualité de l'eau

La qualité de l'eau, c'est un élément essentiel pour la bonne santé du cresson. L'eau de source, dénommée "Le Faux Geer" alimente les tunnels. Hervé Gergay explique: "L'eau est indispensable. Le cresson se fait d'après la qualité de l'eau. Elle doit venir d'une source saine, un peu ferrugineuse, une eau "courante" à une température de neuf degrés. En fin de parcours, elle se jette dans le ruisseau. Elle ne peut pas être continuellement en circuit parce qu'elle amènerait des maladies".

Comme un poisson dans l'eau

Lorsqu'il pleut, Hervé Gergay est heureux comme un poisson dans l'eau. Quand des précipitations sont annoncées dans les bulletins météorologiques, il a le sourire aux lèvres: "Pour nous, c'est le bonheur. C'est malheureux pour les gens qui sont en vacances, mais nous en avons un grand besoin. C'est de l'or et il faut penser que ce sera de l'or, dans le futur, pour les gens parce que si les nappes ne se refont pas, il viendra un moment où on dira que l'eau va coûter excessivement cher et les gens se demanderont pourquoi. Il faut penser qu'on n'a plus d'hivers comme dans le temps. On n'a plus de neige pour refaire les nappes aquatiques. Donc, même s'il vient des grosses précipitations, elles sont les bienvenues pour nous."

Un produit de proximité fort demandé

Le cresson d'Omal est commercialisé au marché de Bruxelles, de Malines et dans les grandes surfaces.  Il est fort demandé également des les restaurants.  Nous nous sommes rendus dans un établissement de Hannut, à la brasserie "Le Flore", où le cresson est mis à toutes les sauces, comme l'explique Didier Philippot, patron de la brasserie: "Ici, nous le préparons de différentes manières, en sauce, en salade, en potage, en garniture.  Il est produit dans la région, près de chez nous. Ainsi, c'est toujours très frais et très apprécié par la clientèle."

Hervé Gergay apprécie la pluie. Il est aussi demandeur de soleil et de chaleur, deux éléments qui font pousser ses légumes d'exception.

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