Les attentats de Paris expliqués dans les écoles

Déferlement d'images, violence, choc ... Comment parler de ces attentats de Paris aux plus jeunes? Comment leur éviter la peur, leur expliquer les faits, répondre à leurs questions?

La ministre de l'enseignement a demandé aux écoles de respecter une minute de silence ce matin mais aussi de consacrer du temps à l'écoute et au débat.

Nous nous sommes rendus dans une classe de 1ère secondaire du collège Sainte Véronique, à Liège. Au cours d'expression orale ce lundi, les élèves discutent de ce qui s'est passé à Paris: "Les chefs des terroristes, ils leur bourrent le crâne en disant qu'Allah a dit qu'il faut tuer au nom de Dieu mais je parie que dans le Coran, il n'est pas mis ça". "Ils tuent même des musulmans, ils tuent tous les gens qui ne sont pas avec eux".

L'enseignante, Justine Smal, a pensé tout le week-end à ce cours d'expression orale pas comme les autres. Elle a choisi de laisser place à l'improvisation avec quelques repères: "C'est plus de l'improvisation, et des réponses au tac au tac" explique-t-elle. "Il y a des sujets que je voulais vraiment aborder avec eux comme par exemple les réfugiés du moment, la différence entre les actes terroristes et la religion musulmane pour justement éviter les amalgames et je me rends compte que les jeunes ne font pas aussi rapidement les amalgames qu'on pourrait le croire".

"Je ne mettrais pas tous les gens dans le même panier" explique Julien. "Ce n'est pas parce qu'on est croyant sur une religion ou sur une autre qu'on est terroriste". Un avis partagé par Juliette: "J'ai envie de dire que ce ne sont pas les musulmans, ce sont les extrémistes qui font tout ça. Les musulmans, ils ont leur religion, ils ont le Coran, et eux ils inventent des choses qui sont dans le Coran mais qui sont fausses".

Après ces attentats, l'arrivée de réfugiés dans nos pays semble également plus compréhensible, comme le souligne Benjamin: "Dans leur région, ça se passe tous les jours, donc c'est normal qu'ils veuillent changer de pays".

Aucun en tout cas n'a l'intention de changer ses habitudes ou de vivre dans la terreur: "Il faut montrer qu'on n'a pas peur même si à l'intérieur de nous on a quand même un peu peur".

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