Les agents de Lantin débrayent par solidarité avec leurs collègues marchois arrêtés

Jeudi soir, les agents pénitentiaires de la prison de Lantin ont observé une heure d'arrêt de travail en soutien à quatre collègues de la prison de Marche arrêtés mardi matin (illustration).
Jeudi soir, les agents pénitentiaires de la prison de Lantin ont observé une heure d'arrêt de travail en soutien à quatre collègues de la prison de Marche arrêtés mardi matin (illustration). - © FLICKR

Jeudi soir, les agents pénitentiaires de la prison de Lantin ont observé une heure d'arrêt de travail en soutien à quatre collègues de la prison de Marche arrêtés mardi matin. L'action est menée en front commun syndical CGSP-CSC.

Mardi matin, quatre agents de la prison de Marche ont été arrêtés à leur domicile à la suite d'une plainte déposée par un détenu pour des faits datant du mois d'avril dernier. Le plaignant estimait avoir subi des mauvais traitements dans le cadre d'une interpellation au cours de laquelle il avait été menotté.

Une interpellation musclée mais justifiée à bien des égards, estime le directeur de la prison de Marche, Frédéric De Thier. "On ne traite pas avec des enfants de chœur. Il serait temps qu'on l'entende."

Les agents ont été auditionnés mardi avant d'être relâchés. "Il s'agissait juste d'une question de procédure", souligne Sarah Pollet, magistrat au parquet du Luxembourg. "L'affaire a fait grand bruit parce que les agents ont été entendus sous privation de liberté. Mais c'était la seule solution technique permettant de les entendre simultanément. Ils ont d'ailleurs été relâchés immédiatement après leur audition."

Si la direction et le personnel ne se prononcent pas sur le fonds du dossier, la forme interpelle. "On s'est étonné qu'un tel déploiement de force soit mis en œuvre huit mois après les faits. Les agents sont très choqués."

Mercredi, les agents de la prison de Marche ont débrayé par solidarité envers leurs collègues avant de reprendre le travail en soirée. Jeudi, leurs collègues de la prison de Lantin leur ont emboîté le pas en observant une heure d'arrêt de travail de 18h à 19h.

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