Le Théâtre de Liège réaménage sa prochaine saison

Pour Serge Rangoni, les théâtres sont des vecteurs indispensables d'imaginaire et d'empathie
Pour Serge Rangoni, les théâtres sont des vecteurs indispensables d'imaginaire et d'empathie - © Tous droits réservés

L’impact du confinement sur les institutions culturelles est énorme. Le Théâtre de Liège, pour l’instant, n’a mis aucun de ses quelque soixante employés en chômage temporaire. Et pourtant, les trois derniers spectacles à l’affiche en ce printemps, qui ont forcément été supprimés, étaient "soldout". C’est un manque à gagner considérable, accentué encore par les annulations de locations de la salle, nombreuses en juin pour des écoles de danse, par exemple.

Le directeur, Serge Rangoni, plaide pour un redémarrage à l’automne : "Nous avons repoussé la reprise de septembre à octobre, et de privilégier les créations. Les pièces déjà créées peuvent facilement être reportées à la saison suivante. La difficulté, ce sont les répétitions : il faut compter deux mois avant la première représentation. Mais comment respecter la distanciation sociale pour des comédiens en répétitions ? Nous souhaitons un dialogue avec les autorités sanitaires, pour ne pas que le gouvernement se contente d’une prolongation de fermeture pure et simple, mais pour que notre travail puisse reprendre selon des modalités à définir, des mises en quarantaines des acteurs préalablement aux répétitions, par exemple."

Il reste de multiples inconnues, notamment par rapport aux coproductions internationales, et quant au retour des spectateurs dans les théâtres, malgré les craintes de contagion. Mais le besoin  d'imaginaire et d’empathie devrait finir par vaincre ce triste sentiment que l’autre est une menace…