Le siège de Magotteaux envahi par ses ex-travailleurs luxembourgeois

L'usine Magotteaux à Vaux-sous-Chèvremont: inquiétudes à tous les niveaux
L'usine Magotteaux à Vaux-sous-Chèvremont: inquiétudes à tous les niveaux - © Michel Gretry

Une soixantaine de travailleurs de la société Magolux, la filiale luxembourgeoise du groupe Magotteaux sont venus manifester leurs inquiétudes à Vaux-sous-Chèvremont, ce lundi. Leur usine vient d'être vendue au fond d'investissement allemand Callista. L'emploi est maintenu, mais pour un an seulement. C'est l'engagement légal minimal. Les syndicats réclament de meilleures garanties. Mais le dialogue avec l'ex-maison mère est apparemment très compliqué.

Comme l'explique un délégué, Elvi Sopelsa,"il y a un directeur qui a été jusqu'à porter plainte contre les travailleurs, et à les menacer dans le réfectoire. La direction de Magotteaux sait parfaitement pourquoi nous sommes là: ils disent que l'emploi est sauvé, mais c'est faux. Nous ne sommes pas là  pour une confrontation, mais pour une négociation". Mais les pourparlers ont été lents à s'engager. Quelques bris de vitres et envahissements de bureau sont à déplorer.

Les ouvriers valcaprimontois de Magotteaux ont débrayé, en solidarité. Il faut dire que les perspectives de la fonderie de boulets de concassage ne sont guère meilleures: tout le monde ou presque est en chômage économique tous les vendredis. Certes, une ligne de crédit permet d'assurer les deux années à venir. Mais les espoirs de relance reposent sur une diversification, sur une nouvelle technologie pour les dents de pelleteuses qui extraient des sables bitumeux, mais selon nos informations, la mise au point semble pose quelques problèmes... 

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