Le secteur équestre très fragilisé financièrement par le confinement

Un certain nombre de clubs équestres risquent de disparaître s'ils ne peuvent pas rapidement reprendre leurs activités
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Un certain nombre de clubs équestres risquent de disparaître s'ils ne peuvent pas rapidement reprendre leurs activités - © Laura Keyser - l'Or vert

Parmi les secteurs durement touchés par le confinement lié à la crise du coronavirus, il y a celui des clubs équestres. Car si les rentrées financières y ont été très fortement réduites, les frais sont eux restés les mêmes. Or ce secteur est très important en Belgique. Son impact économique annuel est estimé à plus d’un milliard d’euros. Il représente notamment 6600 équivalents temps plein. Et clairement, de nombreux centres équestres, dont certains sont sous statut d’asbl, sont menacés de disparaître. Les appels à l’aide s’y multiple et une certaine solidarité s’organise.

En Belgique, il y a un cheval pour 27 habitants. Près de 36.000 adhérents à la fédération royale belge des Sports équestres. Et le secteur souffre en ce moment. Le club équestre " L’or vert " à Stavelot est une asbl comptant 13 chevaux et sa responsable Natacha Detrixhe est aujourd’hui très inquiète : " Les chevaux ont toujours besoin de soins. Les cavaliers étant absents, c’est nous qui prenons le relais mais ce sont surtout les répercussions au niveau des rentrées financières qui sont inquiétantes parce que le foin, le grain, le vétérinaire, ce sont des soins toujours à assurer. Avec la période des congés de Pâques qui a été perdue, c’est plus ou moins 2000 euros que nous perdons ", explique-t-elle.

Concrètement, plus qu’un manque de main-d’œuvre pour les soins, c’est surtout la gestion de la nourriture et des frais de celle-ci qui pose la question de la survie de l’activité : " Pour l’été, si nous ne pouvons pas reprendre les activités, c’est clairement les rentrées de foin de l’hiver qui seront mises à mal car on aura zéro rentrée. Personnellement, je n’en suis pas arrivée à avoir du mal à nourrir les animaux mais le foin que je donne maintenant, c’est le foin que je devrais normalement garder pour plus tard. Jusqu’à mai ça ira mais après, je ne sais pas comment ça va se passer ", s’inquiète Natacha Detrixhe, d’autant qu’en Wallonie, aucune aide n’est pour l’instant prévue pour ce type de structure, contrairement à la Flandre et à Bruxelles.

Alors la solidarité s’organise. Pour ce club, un appel a été lancé via Facebook. Un autre groupe sur ce même réseau, " entraide secteur équestre Belgique " fait de même. L’application Ekism Pro a elle aussi lancé une plateforme d’entraide pour le milieu équestre. Les principales demandes concernent des prairies pour permettre aux chevaux de bouger.

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