Le scrutin communal de 2018 sera le dernier pour Serge Manzato, le bourgmestre d'Engis

Vue du centre d'Engis avec le bâtiment de l'administration communale
Vue du centre d'Engis avec le bâtiment de l'administration communale - © Google maps

Emmené par Serge Manzato, le bourgmestre d’Engis depuis 2003, le PS avait conservé en octobre 2012 ses treize sièges sur 17 et donc sa large majorité absolue, même s’ils avaient perdu 3%. Lors de ce scrutin communal d’octobre 2012, les socialistes avaient été les seuls à présenter une liste complète. Étaient également en lice le cdH et le MR qui avaient chacun décroché deux sièges.

Lors de la campagne de 2012, le bourgmestre Serge Manzato soulignait notamment que les finances communales étaient saines et le niveau d’endettement très faible à Engis. C’est pourtant pour des problèmes de finances qu’elle a en particulier fait parler d’elle au cours de la présente mandature. Les dégrèvements fiscaux accordés à plusieurs entreprises établies sur son territoire ont en effet gravement mis en péril les finances communales. "En 2015, le manque à gagner a été de près d’un million d’euros", rappelle Serge Manzato. Les difficultés financières rencontrées par Engis n’étaient donc pas liées à la gestion de la majorité, mais bien à des décisions "extérieures". Vu leur importance, le bourgmestre a été contraint à l’automne 2016 de demander l’aide du CRAC, le Centre Régional d’Aide aux Communes, et donc de passer sous plan de gestion. Aujourd’hui, au vu d’une évolution positive, Serge Manzato espère sortir rapidement du plan de gestion. Malgré ces problèmes, le bourgmestre explique que la majorité aura atteint les objectifs fixés. Au rang des réalisations: l’éco-quartier et le hall omnisports, par exemple.

Fin 2016, Serge Manzato a été épinglé dans l’affaire Publifin. Il était un des membres des comités de secteur. Sa mise en cause l’avait amené à démissionner de la présidence du PS de Huy-Waremme. Il assure qu’il a été un acteur passif, qu’il n’a pas fauté et qu’il ne s’est pas enrichi. L’affaire a peut-être écorné son image chez certains engissois. Elle a en tous cas, pour Serge Manzato, "changé quelque chose à la façon dont je perçois la politique". Il a revu ses priorités. Il a décidé de consacrer moins de temps à la politique et plus à sa famille. Il annonce d’ailleurs: "En 2018, ce sera la dernière fois que je me présenterai". La liste socialiste pour ce prochain scrutin communal sera, en conséquence, préparée en prévision du passage de témoin autant qu’avec l’objectif de gagner cette élection évidemment.

En mai dernier, une nouvelle formation a annoncé sa naissance et sa participation au scrutin: le Mouvement Citoyen Engissois Réunis. Ce MCER a été créé par un membre du cdH, Raphaël Grégoire, un ex-conseiller CPAS. Sa liste devrait être majoritairement composée de candidats non-affiliés à un parti. Raphaël Grégoire estime qu’avec le seul cdH, il ne lui était pas possible de proposer une alternative. Il confesse "un désaccord avec la section locale du cdH et pas avec le parti". Il reproche au groupe cdH engissois une absence de propositions. Des propositions, il en promet, lui, en matière d’insertion socio-professionnelle, de propreté, d’environnement, de transparence, de communication ou de bonne gouvernance, notamment. Pour construire son programme, le MCER a lancé une enquête auprès des Engissois.

Le cdH n’a pas souhaité s’exprimer pour l’instant sur ses propres intentions.

Nous ignorons aussi jusqu’ici celles du MR.

Enfin, Écolo, qui ne compte actuellement pas d’élus au Conseil Communal d’Engis, manifeste sa volonté d’être présent aux communales. Seul ou en cartel, la question n‘est pas tranchée. La réflexion débute seulement chez les Verts engissois.  

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