Le retour des vipères en fagne de Malchamps

Une tourbière, en fagne Malchamps, devrait bientôt accueillir des vipères: une opération de sauvetage
Une tourbière, en fagne Malchamps, devrait bientôt accueillir des vipères: une opération de sauvetage - © Michel Gretry/Region Wallonne

Le conseil wallon de l'environnement vient d'autoriser une capture de vipères péliades. C'est en principe interdit. c'est une espèce protégée. Mais c'est pour la bonne cause. Les serpents vont aller dans la région spadoise repeupler une tourbière haute.

Cette vipère, c'est le seul serpent vénimeux du territoire wallon. Elle se reconnait par une marque en forme de V sur sa tête. Elle peut vivre une vingtaine d'années, et quand une femelle a des petits, c'est parfois une vingtaine. Mais elle figure sur la liste des reptiles menacés de disparaître, parce qu'il n'en reste plus que quelques dizaines. Elle est en danger à cause, entre autres, des surpopulation de sangliers. La vipère est un animal à sang froid. Elle doit prendre un bain de soleil avant de partir à la chasse aux mulots et aux lézards. Elle a besoin d'un habitat à la fois frais, ombragé, humide, mais avec des espaces dégagés pour s'exposer. Elle apprécie de vivre en lisières de bois avec clairières. Des zones herbacées que les sangliers saccagent et labourent à la recherche de nourriture. Des faisans, lâchés par des organisateurs de chasses, sont également des prédateurs...

Une opération de sauvegarde est annoncée, au niveau régional. Il s'agit donc d'introduire, ou plutôt de réintroduire, des vipères sur une tourbière de la fagne Malchamps, sur les hauteurs spadoises, un site propice, un site sélectionné parce qu'il n'est pas très fréquenté, pour éviter les conflits avec l'homme. La vipère traine une mauvaise réputation, à cause de son venin toxique. Mais c'est en fait un animal très craintif. Le centre anti poison reçoit moins d'une dmei douzaine d'appel, par an, pour des suspicion de morsure de vipère. Le projet de repeuplement se donne cinq ans pour réussir. 
 

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