Le relogement des squatteurs sans papiers de Sainte-Beuve reste un casse-tête

De nombreux militants de la Voix des Sans Papiers venus soutenir les interpellations à propos du squat Sainte-Beuve
De nombreux militants de la Voix des Sans Papiers venus soutenir les interpellations à propos du squat Sainte-Beuve - © Michel Gretry

La question du squat de la Voix des Sans-Papiers a été débattue, ce lundi soir au conseil communal de Liège. Ils occupent d'anciens pavillons de l'école d'horticulture depuis trois ans, mais un rapport des pompiers a débouché sur un arrêté d'inhabitabilité, qui arrive à échéance au début mars, c'est-à-dire avant la fin de la trève hivernale des expulsions.

Une solution de relogement a été trouvée, à titre précaire, pour les femmes et les enfants. Des contacts très récents laissent penser qu'elle pourrait bientôt être pérennisée. Pour les hommes, l'affaire est plus délicate. Le PTB a réclamé la réquisition d'un immeuble ioccupé. Le parti Ecolo a demandé qu'un budget soit alloué à la mise en confirmité du squat Sainte-Beuve.

Le bourgmerstre n'a pas suivi ces suggestions. Il a expliqué que des négociations avec diverses associations ont permis de croire qu'un bâtiment pourrait héberger les migrants. Mais elles ont renoncé, faute de moyens financiers. Willy Demeyer a dit regretter cette situation. Il a annoncé une réunion prochaine des sept chefs des divers groupes politiques, pour réaffirmer l'engagement de "ville hospitalière". Le point devrait être évoqué lors d'une conférence des bourgmùestres de l'agglomération, afin d'élargir le territoire au sien duquel un site d'accueil pourrait être trouvé. Et de plaider  pour une régularisation, "seule mesure susceptible de règler le problème des personnes en séjour irrégulier, présents depuis longtemps sur le territoire belge". Le mouvement réformateur, partenaire, désormais de la majorité locale, a paru approuver cette déclaration politique....

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK