Le recteur de l'ULg voudrait prolonger son mandat de deux ans

Le recteur Albert Corhay semble s'accrocher à son épitoge d'hermine...
Le recteur Albert Corhay semble s'accrocher à son épitoge d'hermine... - © Tous droits réservés

De subtils jeux de pouvoir se déroulent, en ce moment, dans les couloirs de l'université de Liège. Le recteur Albert Corhay, élu pour 4 ans en 2014, voudrait prolonger jusqu'en 2020, et le corps académique en est tout secoué....

Lors de sa campagne électorale, il s'est pourtant présenté comme un candidat de transition, et s'est engagé à ne briguer qu'un mandat. Un, un seul, et pas deux comme les règles le permettent. Mais à présent, il envisage sérieusement de rester à son poste deux années de plus...

Quelques détracteurs l'accusent de s'accrocher à son épitoge d'hermine, cette petite fourrure blanche qui symbolise son autorité. Il s'en défend, et se justifie: son souhait, c'est la cohérence dans la gestion. Il est occupé à élaborer un plan stratégique qui court jusqu'en 2020. Ce serait, à son estime, logique qu'il le mène, personnellement, à son terme. Mais comment faire ? Il faudrait que le gouvernement de la Communauté Française prenne un décret. Le ministre de l'Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt constate qu'une réflexion est menée, depuis quelques temps déjà: un mandat de 6 ans, plutôt que deux mandats de 4 ans, pourquoi pas ? Mais de là à changer les règles en cours de rectorat, sans repasser par un scrutin, et à légiférer juste pour le cas particulier liégeois... C'est donc le blocage.

Le recteur Corhay s'en est ouvert à quelques collègues, pour voir comment légitimer son éventuel maintien, et sa volonté de jouer les prolongations se heurte dès à présent à de vives critiques. Notamment de la part de l'un ou l'autre professeur virtuellement déjà candidat à la succession, place du XX août. L'affaire provoque quelques remous dans les auditoires. Alors que l'ULg n'a probablement pas besoin de ces querelles intestines...

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