Le recteur Corhay, en "ballotage défavorable", règle ses comptes

Vous avez aimé le premier tour des élections rectorales, à l'université de Liège, et ses batailles à couteaux tirés ? Vous allez adorer le second...

Cette fois, c'est en interne, et pas par le biais d'articles de presse que les noms d'oiseaux ont volé: le dernier débat entre les deux candidats s'est déroulé mercredi soir, à la salle académique. Il a été enregistré. Et, ce jeudi, les vingt-huit mille votants ont reçu, par courriel, un lien pour le regarder en différé.

Le sortant, Albert Corhay, a voulu "mettre les choses au point", dans une déclaration préliminaire. Une véritable charge... Il s'est notamment expliqué sur sa "perte de confiance" envers son adjoint, Eric Haubruge, passé dans l'équipe adverse: il a évoqué les dépenses personnelles de l'intéressé, plus d'un demi million sur quatre ans, avec "des retards dans les justificatifs qui rendent les contrôles budgétaires parfois impossibles".

Mais c'est évidemment à son concurrent, Pierre Wolper, qu'il a réservé l'essentiel de ses attaques. Il l'a accusé, par exemple, d'avoir mal négocié une "chaire Nethys" et une "chaire Luminus", des sortes de bourses de recherche, et d'avoir concédé en faveur de ces deux entreprises des "assouplissements aux règles habituelles sur la propriété intellectuelle"  en cas de découvertes au cours de ces travaux....

Sur le fond, c'est peut-être sur le volet financier de son programme qu'Albert Corhaya tenu à faire entendre sa différence. Et d'insister sur les risques, à moyen terme, de dépenses inconsidérées, et surtout d'une politique d'emprunts à la banque européenne d'investissement pour payer de nouvelles infrastructures.

Le troisième homme, Eric Pirard, qui n'est donc pas qualifié pour le scrutin de ces mardi et mercredi,  a commencé par s'abstenir de donner une quelconque consigne de vote, avant de conseiller de choisir "personne".

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