Deux policiers blessés lors de la fusillade de Liège l'ont sans doute été par des éclats de balle de leurs collègues

Le rapport balistique permet de mieux comprendre l’enchaînement de la fusillade qui a permis de neutraliser l'auteur de l'attaque mortelle contre deux policières, le dernier mardi de mai.

Ce jour-là, quatre membres des forces de l'ordre ont été blessés par armes. Deux agents du peloton anti-banditisme, en approche par la gauche du lycée de Waha, ont été atteints, l'un à la cheville, l'autre au mollet, par des projectiles du terroriste. C'est hors de doute. Mais pour les deux autres, des hommes de l'unité TFZ, en position à droite, c'est différent.

L'expert est moins formel, et s'exprime au conditionnel: ils auraient reçu des éclats de balle du peloton anti-banditisme, qui les ont atteints par ricochet. Les deux mots importants sont éclat et ricochet, qui nuancent la notion de tirs amis, évoqués quelques jours après la tuerie par des syndicalistes. Pour le parquet du procureur du roi, dans la mesure où ces deux victimes n'ont pas été directement touchées par les tirs de collègues, ce ne sont pas des tirs amis.

Ces considérations n'épuisent évidemment pas la question des leçons à tirer des événements, quant aux méthodes d'intervention, la prise en tenaille de la cible, ou relativement à la formation ou la maîtrise de la puissance de feu. Mais ces réflexions, apparemment, sont menées en interne, et le chef de corps de la police zonale, à ce stade, ne s'exprime pas à ce propos.

Un assaillant toxicologiquement "clean"

Un second rapport est également versé au dossier judiciaire: il concerne les analyses de médecine légale. Les résultats sont négatifs sur toute la ligne: pas de trace d'alcool, de psychotrope, ou de stupéfiant. Le tueur n'a pas pris la moindre substance avant de passer à l'acte.

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