Le propriétaire du fort de la Chartreuse est-il vraiment aux abonnés absents ?

L'un des deux gérants d'Immo-Chartreuse dirige une entrteprise italienne de préfabriqués
L'un des deux gérants d'Immo-Chartreuse dirige une entrteprise italienne de préfabriqués - © Michel Gretry/Gruppo Foresi

La ville de Liège veut "sortir de l'immobilisme" sur le site de l'ancien domaine militaire de la Chartreuse. L'opposition des riverains par rapports aux projets du promoteur Matexi, propriétaire d'une partie du site, naît, pour beaucoup, de l'inquiétude quant au sort des autres parcelles, et notamment du fort. Mais, du côté des autorités communales, personne ne sait, ou ne parvient à savoir, ce que son propriétaire veut en faire....C'est d'autant plus grave que le bâtiment se détériore, et que des travaux de sécurisation deviennent urgents.

En fait, derrière la société carolorégienne Immo-Charteuse à laquelle il appartient se trouvent des entrepreneurs italiens, Mattucci, Sagretti, et Foresi. Trois associés, au départ, jusqu'à ce que le premier d'entre eux soit arrêté, accusé d'évasion fiscale et d'extorsion de fonds avec de lourds soupçons de collusion mafieuse, et que les deux autres le démissionnent, puis jusqu'à ce que, rattrapés à leur tour, voici deux ans et demi, par cette vaste fraude d'une centaine de millions qui tourne à banqueroute, ils fassent "un pas de côté", et transmettent la gestion d'Immo-Chartreuse des membres de leurs familles. Ce gens sont toujours en place et ils ont pignon sur rue. L'un de ces hommes dirige, sur la côte adriatique, une entreprise de constructions industrielles, spécialisée dans le préfabriqué.  

La société Immo-Charteuse publie très régulièrement ses bilans. Ils laissent penser qu'elle dort, mais se porte à merveille, malgré les déboires de ses fondateurs. Elle affiche un capital de plus de neuf millions, soit la valeur de son terrain, qui n'est grevé d'aucune hypothèque. Son inertie n'est donc aucunement le signe d'une quelconque délicatesse de trésorerie. L'échevin de l'urbanisme commence à envisager, pour la "réveiller", de lancer une procédure d'expropriation

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