Le promoteur Zabra fixe avec la ville de Liège un loyer social de 310€ pour 10% de ses kots

Un projet de convention inhabituel est soumis ce lundi soir aux élus liégeois. Elle résulte d’un article discret du code wallon de développement territorial : les villes et communes doivent délivrer les permis d’urbanisme dans le souci de rencontrer de manière durable les besoins notamment sociaux. C’est en vertu de ce principe que les échevins liégeois, dans le permis d’urbanisme octroyé voici quinze jours, ont imposé au promoteur gantois Zabra de prévoir une douzaine de kots à loyer modéré, sur les cent vingt-cinq qu’il va aménager dans l’ancien bâtiment de la régie des télégraphes et téléphones, à deux pas de l’université.
Le document à voter détaille les droits et obligations des pouvoirs publics et du partenaire privé. Pour décrocher ce logement pas cher, il faut impérativement fournir une attestation d’inscription dans une école supérieure, et un avertissement-extrait de rôle, pour prouver son niveau de revenus. L’attribution se fait par l’administration selon l’ordre des demandes, premier arrivé premier servi.
Le propriétaire s’engage à ne pas discriminer ses locataires sociaux, à répartir leurs chambres parmi les clients au tarif plein.
Le montant du loyer pourrait induire une pression à la baisse sur les prix, ou une amélioration de la qualité de ce qui est généralement proposé aux étudiants. C’est l’un des objectifs de ce genre d’opération. Mais le nombre encore très limité de places disponibles rend cet impact plutôt hypothétique.
 

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