Le promoteur anversois LandInvest recalé pour son projet de Cointe

Une soixantaine d'appartements "avec vue à couper le souffle sur la vallée": refusé !
Une soixantaine d'appartements "avec vue à couper le souffle sur la vallée": refusé ! - © LINP II - Audex

Le groupe LandInvest vient d'essuyer un refus, pour sa demande de permis, pour la construction d'une soixantaine de logements, en deux immeubles, sur les hauteurs de Cointe.

La décision peut surprendre, puisque cette société anversoise, proche des milieux nationalistes flamands, est soupçonnée depuis quelques temps d'accointances avec les milieux socialistes liégeois: elle est associée au fonds de pensions Ogéo. Mais ces liens, et ces appuis supposés, n'ont apparemment pas suffi.

Certes, les échevins ont remis un avis favorable sur le dossier. Mais c'est le fonctionnaire de la région wallonne qui a bloqué. Il faut dire que l'enquête publique a débouché sur plus de deux cents réclamations. Elles ont porté, entre autres, sur l'ampleur du déboisement nécessaire, sur la parcelle concernée, mais surtout sur la hauteur des bâtiments, dont un de neuf niveaux, d'où une perte d'ensoleillement pour les voisins.

Ce quartier est essentiellement composé de maisons mitoyennes d'un ou deux étages. Le promoteur LandInvest a justifié son choix architectural par la proximité du domaine du Bois d'Avroy et de ses deux "barres d'appartements". Mais c'est précisément pour rompre avec cet urbanisme des années septante, et pour ne pas reproduire ce qui apparaît à présent comme une erreur d'implantation, que la Ville a jugé utile, naguère, de modifier son plan communal d'aménagement. C'est en quelque sorte pour une question de philosophie de la gestion du territoire que les plans de LandInvest ont été recalés.  

 

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