Le projet de TGV frêt à Bierset: pas si vite....

Le projet Carex
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Le projet Carex ambitionne de transporter des marchandises, par train à grande vitesse, entre les aéroports de Paris, Lyon, Amsterdam et Bierset. Le dossier poursuit son petit bonhomme de chemin. Il en est au stade de l'examen d'une demande de permis d'urbanisme pour construire une gare et des quais de transbordement. Le conseil wallon de l'environnement vient de publier son avis technique.

C'est un avis globalement positif, qui est décerné au projet Carex. Mais avec des précautions à prendre. Notamment parce que l'endroit où le railport, le centre de traitement du frêt ferroviaire doit s'implanter, est très proche d'une zone de captage de la compagnie des eaux, et qu'il ne faudrait pas que des huiles, ou de l'anti-herbe pour les rails, aillent contaminer les sols. Il faudrait également augmenter la taille d'un bassin d'orage, et puis, dernière recommandation, plus inattendue, il faudrait ralentir les convois, à 40 km/h, dans la traversée du village de Voroux.

C'est que le trafic est prévu la nuit. Et que, dans une première phase en tout cas, les trains Carex vont arriver en région liégeoise non pas par la nouvelle ligne à grande vitesse, mais par l'ancienne ligne 36/36A. Le temps de parcours ne serait allongé que d'une dizaine de minutes, et ça permettrait de démarrer sans attendre, sans devoir dépenser les 50 millions nécessaires pour construire les deux ponts qui, à terme, doivent relier l'aéroport à la ligne à grande vitesse. C'est sans doute très sage. Mais qu'un termine sa course en tortillard, ce n'est pas l'idéal pour l'image de marque du projet Carex.

Michel Gretry

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