Le procès Wesphael commencera le 15 septembre

L'accusé, Bernard Wesphael, depuis le banc des parties civiles, dont Nadine Pirotton
L'accusé, Bernard Wesphael, depuis le banc des parties civiles, dont Nadine Pirotton - © Tous droits réservés

La cour d'Assises de Mons a tenu une audience préliminaire, dans l'affaire Wesphael. Le procès de l'ex-député, pour meurtre de son épouse, commencera bien le troisième jeudi de septembre, avec la désignation des jurés, et il devrait durer au moins deux semaines, et peut-être plus.

Le président de la cour d'Assises a rondement mené les débats du jour, essentiellement techniques, au départ: 31 minutes, en tout et pour tout, juste le temps de s'assurer que les quatre mille pages du dossier ont été correctement communiquées. Et de vérifier les listes de témoins dont la comparution est demandée par l'accusation (80 personnes, les policiers, la juge d'instruction, les experts et contre experts), par la défense (notamment les occupants des deux chambres voisines, 600 et 604, de l'hôtel ostendais, la nuit du décès), et enfin les témoins cités par quatre membres de la famille de l'épouse de l'accusé, qui se sont constitués parties civiles.

C'est de ce côté que la surprise est venue: outre l'écrivain Pierre Mertens, ou encore le directeur de la télévision communautaire où la défunte a travaillé, il s'agirait de convoquer un journaliste, qui n'a pas été auditionné dans le cadre de l'instruction judiciaire, et qui affirme qu'il a des choses à révéler sur le couple que l'ancien parlementaire wallon a formé avec une précédente épouse. De quoi sous-entendre des relations conjugales difficiles ?

Cette démarche de dernière minute n'a pas été appréciée du côté de la défense. L'accusation ne semble guère plus enthousiaste Le président de la cour d'assises se donne deux semaines de réflexion, avant de trancher.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK