Le pont de Tilff n'a plus de permis d'urbanisme !

Par rapport à cet avant-projet, l'idée de rocade a été abandonnée, mais il reste le "second rond point" et le "boulevard urbain"
Par rapport à cet avant-projet, l'idée de rocade a été abandonnée, mais il reste le "second rond point" et le "boulevard urbain" - © Tous droits réservés

Les magistrats du conseil d’Etat viennent d’annuler purement et simplement le permis d’urbanisme en vertu duquel le nouveau pont passerelle de Tilff est actuellement construit. Les conséquences sont cependant limitées. Les arguments des opposants, sur les procédures, sur les dégâts au paysage, sur la mobilité, ont été balayés. Mais il reste un motif : le phasage des travaux est illégal. Il suffit au ministre de l’aménagement du territoire de donner un nouveau permis, identique au premier, sauf qu’il raccourcirait les délais pour réaliser les abords.

En clair, il s’agit de créer un second rond-point à la fin de la descente de la bretelle autoroutière, et de transformer cette chaussée à quatre bandes en une sorte de boulevard arboré, sur cent cinquante mètres. Une façon de créer une sorte d'"effet de porte", comme disent les urbanistes, c’est-à-dire de marquer l’entrée dans la bourgade. A l’époque des discussions préliminaires, la majorité locale a vivement souhaité apaiser le trafic, à cet endroit. C’est même apparu comme une condition à un avis favorable au projet. Mais finalement, dans le détail des autorisations, cette partie des travaux, pour des raisons budgétaires, a été renvoyée aux calendes grecques.

La commune vient de lancer les études pour de nouvelles aires de stationnement dans les parages. Mais le "boulevard urbain" dépend d’un financement de la région wallonne. Elle se voit donc contrainte de trouver l’argent, plus vite que prévu.