Le personnel communal de Braives dépose un préavis d'actions

L'administration communale de Braives
L'administration communale de Braives - © Google maps

Gros malaise à l’administration communale de Braives. Le personnel dit être victime d'intimidations, de remarques méprisantes et de pressions morales de la part de certains membres du collège, le bourgmestre en tête. La CSC et la CGSP viennent de déposer un préavis d’actions en front commun.

Le feu couve depuis le début de l'année

A l'époque, une lettre ouverte est signée par une cinquantaine d'agents communaux pour dénoncer pêle-mêle le manque de respect, des menaces constantes de licenciement, des ingérences dans le travail quotidien de la part de certains membres du collège communal, bourgmestre y compris.

Selon Thierry Gilson, de la CSC, la tension est encore montée d'un cran lorsque le personnel a manifesté son mécontentement devant la maison communale fin février: "Une cinquantaine de membres du personnel est venue dénoncer cette situation qui était devenue insoutenable pour eux et, depuis, il y a des menaces, il y a un mépris à l'égard de certains membres du personnel. Il faut savoir que suite à cette intervention du personnel, une liste a été établie par le bourgmestre, en ayant repéré les signataires de cette pétition. Une sorte de "chasse aux sorcières" confirme le syndicaliste.

"Les membres du collège responsables de ce malaise sont clairement identifiés par le personnel" indique encore Thierry Gilson, "à savoir le bourgmestre et l'échevin du personnel, qui est actuellement absent".

Le personnel et les organisations syndicales comptent interpeller les élus lors de la tenue du prochain conseil communal, dans quelques jours.

Le bourgmestre ne nie pas certaines tensions

Contacté par nos soins, le bourgmestre de Braives, Pol Guillaume, ne nie pas qu'il y a eu des moments de tensions ces dernières semaines, qu'il s'est peut-être mal exprimé à l'égard de certains membres du personnel, mais il met cela sur le compte du stress lié à la gestion de la crise du Covid-19.