Le parcours fou des 247 chevaux olympiques de Liège à Tokyo

L'aéroport de Liège a l'habitude de voir défiler les chevaux. 5000 y transitent chaque année. Mais cette semaine, ce sont des convois bien particuliers qu'il accueille : ceux des chevaux qui disputeront les Jeux Olympiques et Paralympiques de Tokyo dans les différentes disciplines équestres.

Un hôtel pour chevaux pour se faire dorloter avant d'embarquer

247, c'est le nombre exact de chevaux qui vont au total s'envoler pour le Japon. "Ce sont les meilleurs des meilleurs, il y a tous les concours, le dressage, le jumping... Ce sont des passagers VIP. Ils sont chouchoutés du début à la fin", sourit David Alexis, directeur général de Challenge Group, société qui gère l'organisation de ce spectaculaire convoi. "Il y a au total huit vols, d'abord six pour les Jeux Olympiques, puis lorsque les chevaux des Jeux Olympiques seront revenus, deux autres vols partiront pour les Jeux Paralympiques." Un coup de projecteur énorme pour l'entreprise, puisque le transport de chevaux représente seulement 2% de son activité annuelle.

Le cheval peut se relaxer, se nourrir... Il y a tout ce qu'il faut !

Avant de poser leurs pattes sur le sol tokyoïte, les équidés empruntent un bien drôle de parcours. L'aéroport de Liège a créé depuis 2016 le Horse Inn, un véritable hôtel pour chevaux, dans lequel ces derniers sont chouchoutés les heures qui précèdent un vol. Un service cinq étoiles. "Chaque cheval a son boxe réservé. Les boxes sont plus larges que dans des écuries habituelles. Il peut se relaxer, se nourrir, on leur donne des couvertures... Tout ce qu'il faut ! Et ensuite, on les prépare pour le chargement, et quelques heures avant le vol, on les achemine dans l'avion." 

Comme n'importe quel passager, un cheval doit disposer d'un passeport

Vous nous croirez ou non, mais pour pouvoir embarquer, le cheval, peu importe la destination sur laquelle il se rend, doit posséder un... passeport valide. "Le vétérinaire vérifie le passeport. Il y a aussi pas mal de vaccins qu'ils doivent avoir, ou des tests sanguins. Si l'un de ces papiers n'est pas validé ou si quoi que ce soit manque au départ, le cheval ne partira pas. Tout ça doit être scrupuleusement vérifié avant le départ." Pas de passe-droit donc, même pour les stars du hippisme.

Un vol en "classe affaires"

Dernière étape et pas des moindres, le vol qui relie Liège à Tokyo durera environ dix-huit heures, avec une petite escale à Dubaï. Pas de panique cependant puisque les équidés seront là aussi traités comme des rois. Un vol étant composé de vingt-cinq cages, elles-mêmes composées de deux chevaux, on peut d'ailleurs presque le qualifier de vol en classe affaires. Avec un service à bord privilégié. "Il y a neuf personnes à bord, qui s'occupent des chevaux un par un. Ils s'occupent de les nourrir, en foin, en eau ou tout autre produit alimentaire qui leur convient. Un vétérinaire s'assure également qu'il n'y a pas besoin d'assistance. Ils ont l'habitude de ces déplacements, donc en règle générale, ça se passe très bien."

Un parcours digne de celui de véritables athlètes, avant de retrouver leurs cavaliers respectifs sur place, et vivre, le temps de quelques jours, un rêve éveillé.

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