Le parc industriel de Mery s'équipe d'un outil révolutionnaire de gestion de l'énergie

Des batteries et convertisseurs de fortes puissances, mais la plus-value de MeryGrid se voit moins: c'est son intelligence artificielle
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Des batteries et convertisseurs de fortes puissances, mais la plus-value de MeryGrid se voit moins: c'est son intelligence artificielle - © Michel Gretry

Dans ce parc industriel, il y a une chaudronnerie et une scierie, entre autres. L'une possède une turbine qui transforme l'eau de la rivière voisine en électricité. L'autre a installé des panneaux photovoltaïques sur son toit. Ces entreprises sont fournisseurs et consommateurs de courant à des moments différents. Grâce à ce nouvel équipement, il devient possible de réguler les intermittences, toutes les intermittences...

Dans un conteneurs, une floppée de batteries et de converstisseurs. De quoi stocker plusieurs centaines de kilowatts/heure, en cas de surproduction, et les restituer en cas de besoin. Mais ce n'est pas tout. Le cerveau du système, c'est un logiciel qui intègre, en temps réel, les prévisions météorologiques, et... les variations des tarifs de l'énergie sur les marchés nationaux et internationaux. Parce que l'intérêt est écologique, mais également économique: les membres de ce "circuit court" pourraient voir baisser les coûts de 15%.

C'est un projet pilote, issu de la recherche universitaire. Ilc a nécessité la collaboration de multiples partenaires, Nethys, Resa, CE+T, CMI notamment. Pour le lancer, il a fallu une dérogation spéciale du régulateur Cwape: ce genre de micro-réseau contrevient au décret qui a instauré géographiquement un monopole pour le transport de l'électricité. Mais si l'expérience est couronnée de succès, nul doute que MeryGrid va provoquer des évolutions légales et règlementaires...

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