Le paradoxe du maréchage en zone d'habitat au conseil communal de Liège

Des cultures maréchères menacées par des candidats acheteurs-promoteurs-lotisseurs
Des cultures maréchères menacées par des candidats acheteurs-promoteurs-lotisseurs - © Tous droits réservés

Le conseil communal de Liège a commencé, ce lundi, par une interpellation citoyenne au sujet de l'abandon du maréchage au pied du terril Sainte-Barbe. Sept hectares de terrains sont cultivés depuis plusieurs dizaines d'années, même si, récemment, quelques espaces ont été laissés en friche.. Ils appartiennent à plusieurs propriétaires, qui, pour diverses raisons, envisagent de vendre. Or, voici plus d'un quart de siècle, ces parcelles ont été placées, administrativement, au plan de secteur, en zone d'habitat. De quoi, forcément, allécher à présent  un promoteur, pour lotir ce site à la fois tranquille et très proche du centre.

Les habitants, regroupés dans un comité "Molinvaux Naniot", ont décidé de réagir, sans attendre d'éventuelles enquêtes publiques. Ils prennent en quelque sorte la municiplaité au mot: la majorité socialiste-humaniste a inscrit l'agriculture urbaine parmi ses priorités. Il serait absurde de "perdre" ces arpents de terre, simplement en conséquence des décisions prises longtemps avant la vogue du circuit-court. Il est donc souhaité que l'administration communale se porte acquéreuse: ce serait une façon de mettre en cohérence les décisions urbanistiques et les projets environnementaux de la ville.  A défaut, qu'elle prenne dès à présent des dispositions pour empêcher que se construise n'importe quoi... Le bourgmestre a répondu qu'un développement immobilier à cet endroit ne semble pas pertinent, mais qu'il n'est actuellement saisi d'aucun dossier, et que donc, ce sont les élus du scrutin d'octobre qui vont devoir se prononcer.. Néanmoins, le cas n'est pas isolé: sur le territoire de la ville, la plupart des terrains agricoles ne sont pas en zone agricole ! 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK