Le musée liégeois de la Boverie montre 250 de ses chefs-d'oeuvre

Les époux, de Permeke, reviennent à la Boverie, après restauration
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Les époux, de Permeke, reviennent à la Boverie, après restauration - © Tous droits réservés

Les époux de Constant Permeke, c'est l'une des attractions de l'exposition qui s'ouvre ce vendredi au musée de la Boverie. Cette toile, très fragile, n'a plus été montrée aux liégeois depuis de nombreuses années, alors qu'elle a été mise en dépôt à à la ville voici soixante ans: elle a été complètement restaurée aux bons soins de la communauté française, et elle revient après une longue absence. Ce n'est qu'une oeuvre, parmi d'autres qui témoignent de la richesse des collections muséales communales.

 

Un parcours à travers cinq siècles de peinture

C'est un parcours chronologique et donc pédagogique, qui est proposé, à travers deux cent cinquante tableaux, des classiques, des baroques, des romantiques des impressionistes, des fauvistes, des expressionistes, des surréalistes, des constructivistes. Et, pour rompre la monotonie des dates, quelques confrontations de genres ou d'époque, comme, dès l'entrée, cette mise en dialogue du pouvoir et de la puissance, entre un jeune consul et un vieux jardinier, entre Ingres et Claus

Des collections qui continuent de s'enrichir

De nouvelles pièces complètent en permanence le musée de la Boverie, soit par acquisition, par don, ou par dépôt. C'est le cas récemment encore, avec un mécène anonyme qui a confié pour dix ans un Delaunay, deux Malevitch et un Picasso, qui sont accrochés pour la première fois aux cimaises. Comme l'explique la  première conservatrice, Régine Rémon, "c'est pour dix ans, éventuellement renouvelables, car depuis la réouverture de la Boverie, les conditions de conservation sont optimales".... 

Sous haute protection

Les visiteurs vont évidemment voir ou revoir les "icones" les plus connues de la Boverie, achetées lors de la fameuse vente d'art dégénéré.  Comme Les masques d'Ensor, Le sorcier de Gauguin ou encore La maison bleue de Chagall sont désormais, progressivement, mises sous caisson climatique. La famille Soler n'est pas, pour l'instant, visible: elle rentre du quai d'Orsay à la mi-janvier. Il faut attendre également, le retour du Port du Havre prêté, jusqu'à la même date, à un musée viennois.

Gratuité pour les moins de vingt-six ans

Diverses activités sont organisées jusqu'à la clôture, à la fin août, notamment des visites thématiques ou des stages pour enfants. Pour les jeunes, l'entrée... ne coûte rien.

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