Le Musée de la Vie wallonne collecte les objets liés à l'épidémie

Le musée de la vie wallonne récolte les objets que vous avez créés dans le cadre de la crise sanitaire. Tous les masques, visières, panneaux de mise en garde, flacons de gel hydroalcoolique, sont des témoignages d'une période historique exceptionnelle qui méritent d'être gardés. Comme par exemple aussi cette perche porte-micro artisanale d'un mètre cinquante, en bois, bricolée par un journaliste de la RTBF au tout début du premier confinement et que nous avons apportée à la conservatrice Cécile Quoilin.

"Cet objet nous intéresse"

"Cet objet nous intéresse" nous confirme la conservatrice. "Il va entrer dans nos collections parce qu'il s'agit d'une création réalisée dans le cadre de la première vague du confinement." Avant l'épidémie, la perche porte-micro n'était utilisée que par les preneurs de son et ne faisait pas partie de l'équipement habituel d'un journaliste radio de la RTBF. Au moment du confinement, les journalistes ont compris que la perche serait nécessaire pour ne pas transmettre le virus lors d'interviews. Comme ils n'en avaient pas, ils en ont fabriqué eux-mêmes. C'est le genre d'objet que le Musée de la Vie Wallonne récolte en ce moment. 

"Nous sommes intéressés par toutes sortes d'objets, d'archives, de photos, liés à la crise du covid. Ici, par exemple nous avons un T-shirt qui porte l'inscription 'j'ai survécu au confinement avec mon pangolin'. Voici un écouvillon, toujours dans son emballage. C'est un instrument que le grand public ne connaissait absolument pas avant l'épidémie."

La conservatrice nous montre des badges humoristiques, un panneau donné par un hôpital, un mug avec un motif de papier-toilette, un dessin d'enfant sur un grand carton. "On vit une période inédite. C'est pour ça que nous récoltons tous ces objets-témoins. Ce qu'on cherche maintenant, c'est tout ce qui concerne le mouvement des anti-masques et la vaccination qui va commencer.

"Il faut très vite récolter"

Nous avions contacté la brasserie qui avait produit du gel hydroalcoolique pour en avoir un flacon, mais ils n'en avaient plus. Il faut très vite récolter parce que les gens n'ont pas conscience que ce qu'ils ont créé avec les moyens du bord peut nous intéresser en tant qu'institution muséale, comme par exemple cette perche porte-micro artisanale."  

Aujourd'hui, le journaliste dispose d'un instrument professionnel et n'a plus besoin de celui qu'il avait fabriqué. Le micro qui se place au bout de la perche appartient, lui, à la RTBF et n'a évidemment pas été donné au musée. Si vous souhaitez proposer au Musée de la Vie wallonne un objet ou un document lié à l'épidémie, vous pouvez envoyer un courriel à cette adresse : : centrededocumentation@viewallonne.be ou appeler le 04/279.20.20. 

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