Le monument aux révolutionnaires liégeois de 1830 retrouve enfin son éclat

A l'adresse de la "rue Jambe-de-Bois", hommage à Jean-Jospeh Charlier, le monument aux volontaires de 1830, en cours de restauration.
A l'adresse de la "rue Jambe-de-Bois", hommage à Jean-Jospeh Charlier, le monument aux volontaires de 1830, en cours de restauration. - © Michel Gretry

C’est un monument tombé dans l’oubli. Il s’est dégradé au fil du temps. Des lierres recouvrent des inscriptions. Plusieurs pierres de taille du soubassement donnent d’évident signe de fatigue : une entreprise est occupée à les remplacer.

C’est en effet le témoin d’un événement qui a compté dans l’histoire du pays, la révolte-révolution des "journées de septembre". A l’automne 1830, les troupes orangistes sont d’abord chassées d’un parc bruxellois où elles sont retranchées. Mais deux jours plus tard, les soldats hollandais tiennent toujours une place forte liégeoise, la citadelle. Ils sont assiégés par la garde urbaine, mais ils bombardent la ville : ils attendent l’arrivée de renforts maastrichtois. Des volontaires, des citoyens, se mobilisent alors, et réussissent, sur les hauteurs de Sainte-Walburge, à arrêter le convoi des chariots de ravitaillement et son importante escorte militaire. La capitulation intervient dans la semaine, et c’est la fin des derniers espoirs d’une éventuelle reconquête. C’est dire l’importance de cet épisode dans l’indépendance belge.

C’est à l’endroit précis où la cavalerie de secours a été stoppée qu’une colonne a été dressée, en hommage aux morts dans ces combats. Ils sont une trentaine. Ils sont d’ailleurs inhumés en ces lieux. Les passants sont invités à se souvenir de leur courage et de leurs aspirations démocratiques. C’est gravé dans le granit. Et ce devoir de mémoire recommence donc à être respecté…

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK