Le ministère de la Santé ne rigole pas avec l'identification des chevaux

Le Ministère de la Santé ne rigole pas avec l'identification des chevaux (photo d'illustration)
Le Ministère de la Santé ne rigole pas avec l'identification des chevaux (photo d'illustration) - © RTBF

À Soumagne, un vétérinaire ne pourra plus exercer d'activités liées à l'identification des chevaux. L'homme n'a pas respecté toute la procédure légale. Or, les autorités ne badinent pas avec la traçabilité des animaux, surtout dans le milieu des concours hippiques.

Ce vétérinaire soumagnard a suscité l'attention des autorités sanitaires, parce qu'il a beaucoup travaillé avec un éleveur ardennais qui, voici une demi-douzaine d'années, a été soupçonné d'un vol, en région liégeoise, de cinq chevaux de compétition retrouvés ensuite dans la campagne anglaise.

Toute une série de documents ont alors été épluchés par un service d'enquête, et de multiples irrégularités ont été constatées. L'intéressé a implanté une centaine de puces électroniques dans des animaux sans en transmettre les identités au fichier national, et sans en enregistrer les numéros. Dans un cas, d'ailleurs, deux puces électroniques étaient implantées sur le même individu.

Anti-inflammatoires ou neuroleptiques

Ces "négligences" favorisent évidemment les trafics et les fraudes. Des vols, peut-être, mais également l'entrée, dans la filière alimentaire, de bêtes de course ou de concours impropres à la consommation, parce que soignées à coup d'anti-inflammatoires ou de neuroleptiques. Le vétérinaire n'a d'ailleurs pas pu fournir le registre de ses prescriptions.

L'homme a contesté les manquements, mais sans succès. La mesure de mise à l'écart est désormais définitive. Le Conseil d’État vient en effet de confirmer la décision du ministère de la Santé.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK