Le journalisme participatif du magazine Médor s'installe une semaine à Huy

La photographe Serena Vittorini en reportage pour Médor sur les hauteurs de Huy
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La photographe Serena Vittorini en reportage pour Médor sur les hauteurs de Huy - © Tous droits réservés

Le magazine d’information Médor fait son tour à Huy. Après La Louvière et Lasne, le média d’enquête a choisi d’installer cette semaine, sa rédaction en plein centre de la cité mosane dans les locaux de l’espace Saint-Mengold, place Verte. Le "Médor Tour" comme ils l’appellent, c’est l’occasion pour les journalistes du magazine d’investigation de rencontrer les habitants. Et de choisir avec eux les thèmes des sujets abordés.

Des thèmes de reportages choisis avec les Hutois

Sur les hauteurs de Huy, La photographe Serena Vittorini a installé son appareil en bord de Meuse : "on avait besoin de bien voir la ville, l’espace de la rive gauche et l’espace de la rive droite. D’ici, on peut bien voir que c’est divisé par le pont. Et après, ce sera aux journalistes d’expliquer la division sociale." Les journalistes ont installé leur rédaction en plein centre de Huy, derrière l’hôtel de Ville. Alix Dehin travaille sur la toxicomanie à Huy. Pour elle, le fait d’avoir provisoirement sa rédaction dans la ville où elle enquête, "ça change dans le fait que je peux vraiment sentir le terrain. Je peux aller voir les gens directement. Je ne suis pas obligée de les appeler avant. C’est plus facile pour le contact. Il y a un climat avec plus de confiance." Esteban Debrulle est chargé de projet chez Médor : "le grand challenge, c’est de dire "OK on vient dans votre ville pendant une semaine mais de quoi doit-on parler ? Quand on aborde votre ville, quels sont les sujets qui vous préoccupent ?"

Une visite guidée journalistique pour conclure le Médor Tour

La rédaction de Médor a choisi trois thèmes. "Le premier thème, ce sera celui de la mixité sociale. On travaille avec la photographe qui a illustré cette division de la ville par la Meuse, rive gauche, rive droite. Le deuxième, c’est la toxicomanie. On essaye de travailler directement avec les personnes toxicomanes et de les laisser s’exprimer. Le troisième, c’est le portrait de celui qu’on surnomme à Huy "l’homme aux 100 maisons vides."" Les articles sur Huy paraîtront tous les jours sur le site de Médor. Pour l’enquête plus fouillée, il faudra attendre la parution en mars du trimestriel papier. Et pour conclure ce Médor Tour de Huy, le magazine organise jeudi à 18 heures une ballade-reportage, une sorte de visite journalistique guidée de la ville de Huy. Le Médor Tour, c'est l'occasion aussi pour cette coopérative de se faire connaitre. Actuellement, le magazine trimestriel est vendu à 6000 exemplaires. Médor compte un petit millier de coopérateurs et 2800 abonnés, des chiffres que la coopérative espère voir doubler d'ici un an. 

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