Le hibou des marais, en renfort d’une campagne de Luminus en faveur de l’éolien

La multiplication des parcs éoliens suscite parfois de vives oppositions, notamment de la part des amis de la nature. La rotation des pales provoque des dégâts sur la faune, les chauves-souris et les oiseaux. La région wallonne impose aux opérateurs de prendre des mesures en compensation. Le groupe Luminus entend démontrer qu’elles sont efficaces…

Dans les campagnes hesbignones, il ne s’agit pas de planter des haies ou de créer un bocage, mais plutôt de trouver des agriculteurs qui, en contrepartie d’une rémunération favorable, acceptent de consacrer généralement pendant vingt ans une partie de leurs champs à des cultures qui favorisent la biodiversité.

Du côté de Villers-le-Bouillet et de Heron, ce sont quelques hectares où alternent des bandes enherbées qui servent de zones à nicher, qui sont fauchées tardivement, dont la floraison attire les insectes dont de nombreux volatiles se régalent ; et des parcelles de couvert nourricier : des radis fourragers, par exemple, dont les graines ne sont pas récoltées, restent dans les gousses pendant l’hiver, qui font la joie des rongeurs, véritable garde-manger pour les rapaces.

Le bilan de la première année d’observations scientifiques, toujours selon Luminus, est appréciable, puisque des linottes, des colombins des bruants des roseaux, et surtout des hiboux des marais ont été repérés sur les exploitations partenaires. Il faut sans doute s’en réjouir, même si c’est peut-être le révélateur de la faiblesse du maillage écologique de la Hesbaye : les animaux se précipitent sur le moindre site propice…

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