Le groupe Nacarat quitte le bateau du projet Coronmeuse

L'un des quatre associés du groupe NéoLégia se retire du projet
L'un des quatre associés du groupe NéoLégia se retire du projet - © Tous droits réservés

Le conseil communal de Liège a discuté du vaste projet de construire un nouveau quartier de ville à Coronmeuse. Il suppose des modifications de voiries. Les plans, soumis à l'enquête publiques, ont été approuvés. Dix-sept réclamations avaient pourtant été introduites. L'une concerne le quai, qui doit être "déclassé", ce qui signifie une suppression totale du trafic automobile, afin de favoriser l'accès des futurs habitants au fleuve: c'est un choix. D'autres citoyens ont regretté que la mobilité douce soit conçue en mode mixte, c'est-à-dire cyclo-pédestre: la cohabitation des deux-roues et des piétons est parfois difficile, et, pour des raisons de sécurité des usagers faibles, une séparation des espaces de chaque type de déplacement aurait été souhaitée. Cette demande n'a pas, non plus été retenue. Il ne reste plus qu'un dernier ajustement, pour bien délimiter les zones d'intervention de la région wallonne, de la direction des routes d'une part, et de la direction des voies hydrauliques d'autres part. 

Complémentairement, une adaptation de la convention avec le conglomérat privé en charge du dossier a été votée. Il s'agit de la société NéoLégia, créée pour la circonstance. L'un des quatre actionnaires a décidé de quitter le projet. C'est le promoteur immobilier Nacarat. Cette défection prive le groupe d'une assise financière importante, puisque c'est une filiale de Rabot Dutilleul, un géant français de la construction. Ses parts ont été reprises par les trois autres membres, à savoir la compagnie Blaton, la succursale luxembourgeoise du dragueur Jan De Nul et la maison-mère malinoise de Franki. Du point de vue des pouvoirs publics, ces changements ne diminuent en rien la capacité de NéoLégia à mener la requalification de Coronmeuse à bon port.