Le groupe Fedimmo veut étendre son permis de dépolluer le site Paradis Express, aux abords des Guillemins

Une cartographie historique montre que la pollution montre que ce sont les remblais du début des années deux mille qui sont pollués
Une cartographie historique montre que la pollution montre que ce sont les remblais du début des années deux mille qui sont pollués - © Tous droits réservés

Depuis ce lundi, une nouvelle enquête publique, une de plus,  a commencé, à propos du projet "Paradis Express", le long de l'esplanade des Guillemins. C'est une procédure accessoire, un complément: une extension du permis d'assainissement.

Lors de la consultation publique pour le permis d'urbanisme, les questions de dépollution sont légèrement passées au second plan, par rapport à la mobilité ou les ombrages. Il apparaît à présent que le promoteur Fedimmo  a "oublié" deux morceaux de parcelles, dans sa première demande d'autorisation

Ce sont quelques mètres carré, pas de quoi fouetter une pelleteuse. Sauf que dans un endroit, il y a du zinc dans le sol, et dans l'autre, des pyrènes, des anthracènes, du cuivre du mercure et du plomb. Quatre forages de caractérisation ont été réalisés: cette contamination n'est pas très profonde, elle ne concerne que la couche de remblai, amenée lors de la démolition de quelques maisons et d'un bureau des douanes. Le socle argileux est sain. Pas de risque d'infiltration, mais, selon la note des experts, une hypothèse de menace grave, potentiellement, sans conséquence sur l'affectation en logements, bureaux, et jardins, en surface, mais ce qui nécessite quand même d'enlever toute l'épaisseur des terres, et qui interdit d'excaver sans précaution.

Ce n'est pas une surprise, puisque le reste de la zone doit subir le même genre de traitement. Mais cette "modification de l'assainissement" rappelle que les autorités n'ont pas été très attentives, voici dix ans, lorsque des briquaillons et des gravats ont été déversés aux abords des Guillemins...

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