Le groupe ArcelorMittal va déserter son "centre acier" à Flémalle

Ce bâtiment a dix ans, à peine. Il a fait la fierté des sidérurgistes liégeois: il s'est agi d'exploiter toutes les potentialités de l'acier dans les techniques de construction passive. Mais cette époque est révolue: une telle surface de bureaux n'est plus nécessaire au groupe ArcelorMittal. C'est ce qui ressort d'un conseil d'entreprise extraordinaire, ce jeudi.

La direction a présenté de quelle façon, concrètement, elle va se séparer de plusieurs outils, pour obéir aux autorités européennes de la concurrence, dans le cadre du rachat du conglomérat italien Ilva. Le groupe ArcelorMittal va, sans doute déjà à la mi-juin, transférer plus de mille personnes à une société temporaire, dénommée TopCo: les ouvriers de production, mais également toutes les "fonctions-supports", ou presque. Le département des achats, le service clientèle, la sûreté industrielle, la communication, l'informatique, tous ces gens vont quitter ArcelorMittal, qui, désormais, va piloter ses dernières usines liégeoises depuis son siège gantois.

Les syndicats restent très prudents: avec une capacité de deux millions de tonnes, la société TopCo, une fois passée dans le giron d'une autre multinationale, ne va-t-elle pas devoir être dégraissée, parce que surdimmensionnée en "fonctions-supports" ? Et puis, l'empressement d'ArcelorMittal les inquiète, dans la mesure où l'opération Ilva semble, depuis quelques semaines, prendre du retard: par rapport aux premières négociations voici deux ans, ArcelorMittal annonce deux mille suppressions d'emplois de plus que prévu, et le gouvernement transalpin renâcle.....

 

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