Le golf du Sart-Tilman en partie saccagé par un front de libération des "trous de baballe"

Des greens "bêchés" sur le début du parcours
Des greens "bêchés" sur le début du parcours - © Tous droits réservés

Les golfeurs ont eu la désagréable surprise, ce jeudi, de trouver leur terrain de jeu partiellement impraticable : les sept premiers trous ont été retournés à la bêche, juste autour des drapeaux, et quelques-uns ont été bétonnés. La police a été appelée pour dresser un constat, et une plainte est déposée.

L’action a été menée par une organisation, inconnue jusqu’ici dans nos contrées, qui dit s’appeler FLOG, front de libération et d’ouverture des golfs. Les préoccupations sont d’ordre environnemental et social. Dans un texte de revendication, les auteurs dénoncent pêle-mêle la délirante consommation d’eau pour l’arrosage, en période de sécheresse, l’artificialisation de la nature, et les hectares réservés à quelques privilégiés.

Ce sport est, à leur estime, un symbole de la violence d’une société où règne "l’entre-soi de la bonne vieille culture du pouvoir". Avec ce slogan : "Moins de golfeurs, moins de trous de baballe". Le côté potache de cette prose n’a été que modérément apprécié par les responsables.

Voici une quinzaine d’années, une intrusion du même type avait occasionné des dégâts du même genre, suite à l’abattage de sangliers, qui prolifèrent dans les forêts du domaine universitaire. Les déprédations de la nuit dernière constituent apparemment une "première" belge.

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