Le dossier Uvélia/Mathot est-il encore une priorité pour la justice liégeoise ?

Ce qui intrigue, c'est le motif  pour lequel l'affaire a été remise: la Chambre des Représentants n'a toujours pas commencé la procédure de levée d'immunité parlementaire du député Mathot. pour "raison technique". En fait le Procureur Général a envoyé le dossier sous forme informatique, sur un disque. Mais un disque réalisé par un logiciel archaique, pratiquement illisible sur des ordinateurs modernes. Les avocats des divers protagonistes s'en sont plaints d'ailleurs. Les députés, eux, ont demandé une copie papier, afin de s'assurer un accès complet aux informations sur l'enquête. Et la justice liégeoise, apparemment, manquer de gens, ou de temps, ou d'argent pour effectuer le travail d'imprimerie.

Un autre détail est peut-être révélateur: depuis de longs mois, des devoirs complémentaires ont été demandés par l'un ou l'autre inculpé. Après un premier refus, en première instance,  ils ont été ordonnés, en appel,  par les magistrats chargés de surveiller le travail du juge d'instruction. Il s'agit, entre autres, d'entendre des témoins français, puisque la firme qui est soupçonnée de versement de commissions occultes lors de la construction d'un incinérateur d'ordures ménagères pour l'intercommunale Intradel, est une société de la grande banlieue parisienne. Ces compléments d'enquête n'ont toujours pas été accomplis.

A-t-elle point qu'il devient permis de s'interroger: cette histoire compte-t-elle encore parmi les priorités de la section financière du parquet du Procureur du Roi ?

Michel Gretry

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