Le docteur Henrard, figure du syndicalisme médical, est décédé

Dans les années '60, un long bras de fer idéologique à propos des soins de santé: l'hebdomadaire Combat s'en prend à la "tendance Henrard"
Dans les années '60, un long bras de fer idéologique à propos des soins de santé: l'hebdomadaire Combat s'en prend à la "tendance Henrard" - © Tous droits réservés

C'est lors de la "grève des soins", au début des années soixante, que le herstalien Georges Henrard, qui vient de disparaître à l'âge de 94 ans, s'est imposé à la une de l'actualité nationale. Un mouvement particulièrement dur, puisque de nmbreux praticiens, à l'apogée du conflit avec le gouvernement, n'ont pas hésité à quitter le pays, pour éviter d'être réquisitionnés. Une opération-valise qui a laissé des traces.  Et Georges Henrard a été un dur parmi les durs. D'ailleurs, quelques mois plus tard, il a été à la base d'une scission de la fédération des chambres syndicales des médecins. Deux tendances se sont affrontées, la "tendance Wynen" et la "tendance Henrard". La base du différend, c'est la place des pouvoirs publics, des assurances et des mutuelles dans la gestion de la santé publique. Au-delà de la question des hausses d'honoraires et du prix des médicaments, c'est un refus du conventionnement tarifaire, voire de l'ingérence de l'Etat dans la liberté de prescription.

Cette idéologie est sans doute également le socle de l'engagement politique du docteur Henrard. Il a appartenu à l'aile droite du Parti Social Chrétien, animée au début des années '80 par Paul Vanden Boeynants et Jean-Pierre Grafé. Le docteur Henrard a d'ailleurs été le dernier président de ce mouvement, le CEPIC, jusqu'à ce que Gérard Deprez remette de l'ordre dans ses "familles". Le docteur Henrard a alors tenté de lancer un Parti Libéral Chrétien, à la droite de la droite, mais sans succès.....

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