"Le déficit enregistré par le CHR La Citadelle est une conséquence de Publifin", selon l'Absym

"Le déficit enregistré par le CHR La Citadelle est une conséquence de Publifin", selon l'Absym
"Le déficit enregistré par le CHR La Citadelle est une conséquence de Publifin", selon l'Absym - © Tous droits réservés

L'association belge des syndicats médicaux (Absym) dénonce "l'effet domino" que le scandale Publifin a eu sur les finances du CHR de La Citadelle à Liège. Elle réagit ainsi à la décision de l'hôpital d'augmenter de 50% les suppléments d'honoraires sur les chambres individuelles pour combler le déficit auquel l'établissement doit faire face.

Les économies de 5 millions d'euros opérées par le CHR de Liège avec la réduction des frais de personnel et avec de nouvelles mesures, dont l'augmentation des suppléments d'honoraires des médecins au seul profit de l'hôpital, trouvent leur source dans le scandale Publifin, selon l'Absym.

L'hôpital de La Citadelle est une intercommunale et se voit donc notamment financée par les communes membres. Or, après le refus de la Région wallonne de valider les comptes annuels de Publifin, les communes membres des deux intercommunales se sont vues privées des recettes issues des dividendes, développe l'association syndicale. Cet argent n'a pas pu être investi dans le CHR, qui doit à présent compenser en faisant des économies budgétaires.

Ces économies passent notamment par un relèvement du plafond des suppléments pour les médecins de 200 à 250%, sans pour autant que les praticiens "touchent un euro de plus", critique l'Absym. "De plus en plus d'hôpitaux belges augmentent unilatéralement les suppléments sur les honoraires des médecins et encaissent eux-mêmes la totalité de la différence."

"L'Absym refuse d'accepter plus longtemps que, dans ce dossier, l'opprobre soit en permanence jeté sur les médecins", alors qu'elle préconise le gel des suppléments d'honoraires dans les négociations engagées avec les mutuelles, précise-t-elle.

L'association pointe en outre le rôle du gouvernement, qui sous-finance les hôpitaux et les oblige à se tourner vers d'autres sources d'investissement.

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