Le coronavirus amène Porc Qualité Ardenne à augmenter sa production

Le travail est loin de manquer chez PQA à Malmedy
Le travail est loin de manquer chez PQA à Malmedy - © Porc Qualité Ardenne

La coopérative malmédienne Porc Qualité Ardenne a dû augmenter sa production avec la crise du coronavirus. Elle fait donc partie des entreprises qui tirent leur épingle du jeu en ce moment.

La raison tient surtout à son modèle de fonctionnement et à un changement des habitudes des consommateurs.


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Une centaine d’éleveurs de taille familiale, plus encore de points de vente de type boucherie ou petites surfaces commerciales et un produit de qualité différencié, ce sont les composantes de Porc Qualité Ardenne.

Et en période de confinement, cela plaît au consommateur. Plus encore que d’habitude : "On a vraiment un rush au niveau des commandes, principalement dans les petits commerces de proximité et chez nos petits bouchers. Le consommateur en général a changé ses habitudes. D’abord il cherche à aller dans des endroits où il y a le moins de monde possible et donc il va plutôt dans les petits commerces de proximité. Et puis les bouchers ont réagi très vite aussi en mettant des choses en place (commandes, livraisons, etc.) et donc directement ils ont été un peu submergés et dépassés par la demande. On observe une augmentation de la demande d’au moins 30 pourcents et si on avait d’autres capacités je pense qu’on ferait 50 pourcents", précise Claudine Michel, directrice de la coopérative.

Les clients achètent surtout ce qui est basique : saucisson, jambon, saucisses fraîches

Parmi les points de vente, la boucherie de Jérôme Muls à Spa. Il le confirme, les heures d’ouverture ont été divisées par deux, mais ce n’est pas du tout le cas de la production : "On travaille beaucoup, on ne va pas s’en cacher, mais je n’ai pas augmenté au niveau de la production parce que j’ouvre moins. Je n’ouvre plus que quatre matinées par semaine et exclusivement sur commande. Mais il y a des choses qu’on ne vend pas pour le moment parce que les clients achètent surtout ce qui est basique : saucisson, jambon, saucisses fraîches", détaille-t-il.

L’inconnue pour eux est de voir si le consommateur conservera les mêmes habitudes après le déconfinement.