Le Conseil d'Etat valide définitivement la bergerie de Roclenge

La bergerie de Roclenge, au centre d'une bagarre entre deux conceptions de l'agriculture et de l'exploitation des sols
La bergerie de Roclenge, au centre d'une bagarre entre deux conceptions de l'agriculture et de l'exploitation des sols - © Natagora

C'est l'épilogue d'une longue bataille politico-juridique: à Roclenge, un village de l'entité de Bassenge, le permis de la bergerie de l'association Natagora est définitivement validé par le Conseil d'Etat. Il s'agi d'un élevage de moutons de la race rustique Mergelland, utilisés pour l'entretien de réserves naturelles.

La montagne Saint-Pierre, c'est en effet un site naturel protégé, avec notamment des prairies calcaires, qui hébergent une multitude d'insectes et de papillons. L'association Natagora, qui gère le site, a embauché une centaine d'ovins, pour brouter la végétation qui envahirait ces herbages. Et elle a construit un abri, pour que le troupeau puisse hiverner.

Depuis près de cinq ans, deux agriculteurs de la localité, appuyés par l'administration communale, ont multiplié les tentatives pour torpiller le projet. Ils se sentent lésés, parce qu'une ferme "normale" n'aurait pas pu s'installer au même endroit, en raison des contraintes environnementales, et du statut particulier de la zone. Le Conseil d'Etat vient de rejeter le recours en annulation du permis de bâtir. Tous les arguments de la municipalité ont été écartés. C'est précisément parce qu'il s'agit d'une manière de sauvegarder le paysage que la construction a été autorisée. Et ce n'est pas discriminatoire: le retour aux vieilles méthodes pastorales se justifie.

Il a même été plaidé que les dimensions du bâtiment ne permettent pas de respecter la loi sur le bien-être animal. Mais les magistrats n'en ont rien cru.Les opposants ont eu tout faux....

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