Le conseil d'État refuse d'invalider le choix du nouveau concessionnaire du Bay-Bonnet

Le feuilleton du Bay Bonet n'est pas terminé, mais les choses se décantent
Le feuilleton du Bay Bonet n'est pas terminé, mais les choses se décantent - © Tous droits réservés

Depuis les derniers jours de novembre, la commune d’Olne est devenue propriétaire de cette carrière, aux confins avec les territoires de Fléron et de Trooz. Une parcelle de plus de quatre-vingts hectares, dont sont extraits des graviers calcaires. Du calcaire, et pas du grès, comme souvent dans les gisements de la région liégeoise, ce qui permet à ces cailloux d’entrer dans la composition de bétons. Il faut généralement aller dans le Namurois pour trouver ce type de pierrailles, dont le transport qui coûte cher. C’est ce qui fait l’intérêt du Bay-Bonnet.

Le but de la municipalité, avec cet achat, c’est de pouvoir fixer des conditions d’exploitation qui limitent les nuisances, les bruits, les tirs, les horaires, le charroi, sans priver la localité de près de trois quarts de millions de taxes annuelles. L’actuelle convention d’extraction, avec la firme Ferrari, est arrivée à échéance à la fin décembre. Un nouveau concessionnaire, le groupe Baguette, a été désigné. Mais deux autres candidats ont introduit une procédure en extrême urgence au conseil d’État. Ils viennent d’être déboutés. Mais sur un détail formel. Les plaignants ont invoqué une violation de la loi sur les marchés publics. Or, il s’agit d’un contrat de fortage, un type de contrat très particulier dans le droit minier, qui n’est défini nulle part ou presque. L’attribution au groupe Baguette est confortée, mais il n’est pas exclu que, si des demandes en annulation sont maintenues, les magistrats tranchent différemment.

Du côté des autorités olnoises, c’est la plus grande prudence. Une analyse juridique est en cours. C’est toujours actuellement la société Ferrari qui occupe le site, désormais âprement disputé. Mais la situation sur le terrain pourrait rapidement évoluer.

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