Le conseil citoyen a été installé en Communauté germanophone

C’est une première en Belgique : des citoyens vont pouvoir directement être à la base de décisions qui les concernent au quotidien. Cela se passe en Communauté germanophone, où, ce lundi soir, un conseil citoyen a été installé.

Des citoyens tirés au sort

Tout cela est organisé par un décret. L’objectif du gouvernement et du Parlement germanophone, en créant ce conseil, est double. Anna Stuers, secrétaire permanente de ce nouveau conseil : "Ça permet au citoyen de comprendre comment un homme politique travaille. De l’autre côté, le dialogue citoyen sert un peu comme une boussole à la politique. Ainsi, la politique peut peut-être mieux comprendre ce qui est vraiment important pour le citoyen de tous les jours".

Ces citoyens viennent donc d’un tirage au sort sur liste électorale puis parmi les volontaires et en respectant un équilibre géographique, socio-économique, de sexe et d’âge. Au total, il y a donc depuis lundi soir 24 conseillers citoyens.

Un organe officiel

Le conseil citoyen devient un organe officiel permanent en Communauté germanophone. Il est chargé de proposer différents thèmes qui seront débattus au sein de panels de citoyens. Les premiers thèmes devraient être discutés début de l’année prochaine dans une première assemblée de citoyens.

Le but est ensuite de soumettre des idées, des demandes, aux élus politiques cette fois. Et bien sûr d’espérer des prises de décisions.

Les citoyens peuvent s’investir et changer les choses

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Des citoyens vont pouvoir directement être à la base de décisions qui les concernent au quotidien. © RTBF - Françoise Dubois

Si ces citoyens ont adhéré à la démarche, c’est parce qu’ils y croient, tout simplement. C’est le cas de Didier et Ingrid : "La démocratie, ce n’est pas un projet pour des spécialistes. Ça vit aussi avec la participation des habitants". "Tout de suite, ça m’a bien plu que c’était quelque chose pour les citoyens, que chaque citoyen pouvait s’investir et pouvait changer quelque chose, en n’étant pas politicien".

Et puis il y a eu une expérience pilote de panels concernant la garde des enfants en 2017. Wilma faisait partie des citoyens consultés et il y a eu des décisions : "On a installé un téléphone et une plateforme où les jeunes parents peuvent avoir un accès beaucoup plus facile avec toutes les possibilités qu’il y a pour faire garder leurs enfants".

Bilan dans un an

Il faut ajouter que les élus politiques ont l’obligation de se justifier s’ils ne veulent pas suivre les demandes citoyennes.

Un bilan sera également tiré après une année de fonctionnement.

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