Le "coin de terre" de Bressoux : pas de fermeture, des "aménagements"

Les contaminations aux métaux lourds, à Bressoux, ne se limitent pas au potager collectif
Les contaminations aux métaux lourds, à Bressoux, ne se limitent pas au potager collectif - © Michel Gretry

C’est le plus grand potager collectif wallon. Voici trois ans, des analyses ont révélé des contaminations aux métaux lourds dans les choux, les bettes, les carottes et les navets… et dans le sang et les urines des jardiniers. Depuis lors, plusieurs investigations ont été menées, notamment auprès d’un groupe témoin, une centaine d’habitants des alentours qui ne fréquentent pas le "Coin de Terre", et qui n’en consomment pas les légumes. Les résultats viennent de tomber.

En fait, sur toute la zone, le sol présente des taux élevés de plomb, de cuivre, de zinc, entre autres. Ces teneurs laissent penser, plutôt qu’à un problème de remblais, à une pollution atmosphérique qui s’est déposée au fil du temps, héritage du passé industriel de la vallée. Les bressoutois ne subissent cependant pas une "exposition intense". Les scientifiques se veulent plutôt rassurants.

Un effort d’éducation vers les enfants

Ils ne recommandent pas la fermeture pure et simple du "Coin de Terre": le cadmium chez les adultes hommes s’explique peut-être par les antécédents ouvriers d’une large part de la population, et puis, il faut mettre en balance les risques et les avantages pour la santé ; avantages quant au sentiment de bien-être, de cultiver sa parcelle et de tisser du lien social. Les auteurs de l’étude suggèrent aux autorités des "aménagements", des "accompagnements", notamment pour les enfants de tout le quartier : il conviendrait de leur apprendre très tôt à se laver les mains ou encore à se couper les ongles, à leur enseigner des gestes de précaution par rapport à la terre.

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