Le CHU de Liège va lancer une expérience pilote de "Sport après cancer"

Démonstration d'exercice avec le kit qui sera remis aux participants aux séances de groupes
Démonstration d'exercice avec le kit qui sera remis aux participants aux séances de groupes - © RTBF - Martial Giot

Aider des personnes sortant d’un cancer à reprendre et à pérenniser une pratique sportive autonome régulière, c’est l’objectif d’un projet pilote lancé par le CHU de Liège. Une activité physique gratuite de proximité leur sera proposée dans trois communes partenaires : Ans, Chaudfontaine et Waremme.

Ce projet a été baptisé "Citoyen sportif : sport après cancer". Il est un des 30 projets d’activité physique pendant et après le traitement d’un cancer que la Fondation contre le Cancer a primés en mai dernier. Elle le finance à hauteur de 50.000 euros sur 2 ans.

Le sport pour améliorer les capacités physiques et la qualité de vie du patient

"Les études montrent que le sport après cancer, c’est vraiment extrêmement important.", explique le Professeur Didier Maquet du CHU de Liège, "Ce sport va agir sur l’amélioration des capacités physiques du patient mais va aussi agir sur une amélioration de la qualité de vie du patient, sur la réduction du stress et la réduction de l’anxiété. Il y a bien sûr l’importance de la réhabilitation en milieu hospitalier, mais il est aussi important que le patient modifie son comportement à long terme et qu’il pratique du sport de façon autonome. Par cette possibilité de pratique sportive après cancer au sein de sa commune, on espère qu’il pourra retrouver cette pratique autonome."

Jocelyne Nerenhausen se bat contre le cancer depuis 32 ans. Quelle est pour elle l’importance du sport ? "Elle est énorme parce que cela permet de pousser ses limites petit à petit.", répond-elle, "Je pense que pour le mental, c’est très bien, et pour le physique. Moi, on m’a toujours dit qu’à part ça, j’étais en excellente santé. Je pense que c’est au sport que je le dois. Je pense que le corps c’est un tout : il y a le mental, il y a le physique, il y a la prévention et l’entretien qu’on lui donne. Le sport, je pense que ça sauve les gens." Le sport dans son cas, c’est : "Du tennis, du cardio tennis depuis peu. J’ai fait beaucoup de natation, j’ai fait du tennis de table et beaucoup de marche."

Des séances de groupes et un kit pour reproduire les exercices chez soi

Kinésithérapeute au CHU de Liège, Cédric Lehance fait partie de l’équipe qui encadrera les personnes ayant eu un cancer : "On va leur proposer des exercices de réalisation simple et aisée, avec un petit kit de matériel qui leur est offert. Il comprend un ballon, deux élastiques, un tapis… Avec ce kit et quelques bouteilles d’eau, ils ont une salle de fitness à la maison. Ils pourront reproduire les exercices qui auront été réalisés lors des séances de groupes, ce qui leur permettra de pérenniser les effets bénéfiques. Le projet va s’étaler sur trois mois. Le premier mois, le patient va être encadré de manière hebdomadaire. Le deuxième mois, de manière bimensuelle. Et le troisième mois, de manière mensuelle. Chaque fois, on lui fixera des objectifs en termes de volume et d’intensité de travail. In fine, l’objectif, c’est qu’il puisse travailler de manière autonome et intégrer peut-être un des clubs sportifs de la commune afin de pérenniser cette activité sur le moyen et le long terme."

L’expérience pilote sera lancée le 1er février 2020. Elle durera un an. Elle pourrait concerner une centaine de personnes sortant d’un cancer. "Bien entendu, nous espérons que ce beau projet de sport après cancer pourra s’étendre à bien d’autres communes que les trois communes pilotes pour essayer de toucher un maximum de concitoyens ayant présenté un cancer.", précise le Professeur Didier Maquet.

Pour toute question, il est possible d’adresser un courriel à revacancer@chuliege.be ou de contacter la permanence téléphonique organisée chaque lundi de 9 heures à 11 heures au 04/366.21.89 ou au 04/284.36.19.

 

 

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