Le casse-tête administratif des Eco combis

C'était l'une des mesures compensatoires à l'introduction de la taxe kilométrique pour les camions. Il s'agit de la possibilité de circuler en Belgique avec des Eco combis. Des camions capables de transporter jusqu'à 40 tonnes de fret contre 26 tonnes dans des camions traditionnels. Ces camions avec une double remorque complète étaient jusqu'à présent interdits dans notre pays. Ce n'est plus le cas depuis quelques mois, mais leur utilisation est très limitée. En Wallonie, pour chaque trajet, il faut obtenir une autorisation auprès de l'administration wallonne. Le Service Public de Wallonie analyse le trajet et les dégâts que ce camion pourrait provoquer sur les routes et les infrastructures qu'il traverse. Une autorisation qui n'est valable que pour la route concernée et uniquement dans le sud du pays.

Car la compétence des Transports a été régionalisée. Chaque région est donc autonome dans le domaine. Dans le dossier des Eco combis, la Flandre n'impose pas les mêmes règles. Elle envisage plutôt un réseau de routes autorisés aux Eco combis. Mais rien n'est encore décidé. Sans parler de Bruxelles qui interdit ces camions sur son territoire, et donc sur une partie du Ring.

Les entreprises spécialisées dans le transport et la logistique doivent donc obtenir deux autorisations différentes pour chaque trajet de leur camion ecocombi. De quoi décourager beaucoup d'entre elles à investir dans cette technologie. Chez Vincent Logistics à Liège, on envisageait cinq Eco combis dans un premier temps. Aujourd'hui, on a revu les plans à la baisse et un seul de ces camions est en circulation.  Son patron souhaite une harmonisation et une simplification des règles.

Mais pour le ministre wallon en charge des transports, Carlo di Antonio, cette situation reflète les particularités du système belge. Chaque région est autonome pour fixer des règles différentes sur son territoire.

En Finlande, en Suède ou encore aux Pays-Bas, ces camions circulent par milliers sur les routes depuis de nombreuses années. Chez nous, ce n'est pas encore demain que ces Eco combis se multiplieront sur nos autoroutes.

 

 

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