"Le bruit qui court": encore une faillite de restaurant en cité ardente

Après le dépôt de bilan de la Taverne Danoise, la faillite de la brasserie Brasilia, l’arrêt des grillades de Philippou, la liquidation de L’Industrie, c’est, en quelques mois, la xième déconfiture d’un restaurant de la cité ardente. Le tribunal de l’entreprise a prononcé, sur assignation du parquet du procureur du roi, la faillite du Bruit qui Court, un établissement logé sous l’immense verrière d’une ancienne banque qui, en un quart de siècle, a drainé de nombreux liégeois amateurs de pâtisseries en après-midi ou de salades en soirée.

Contrairement à d’autres, la crise sanitaire n’a probablement pas joué un rôle essentiel. Le passif est constitué de lourdes dettes envers l’office national de sécurité sociale, des dettes qui se sont accumulées au fil des ans. Le gérant a tenté de négocier un plan d’apurement, mais les magistrats en charge de ce dossier ont fini par s’impatienter. La casse sociale devrait cependant être évitée pour la dizaine de travailleurs. Le curateur a pu trouver une solution de poursuites des activités, après sans doute quelques jours d’interruption. Le patron du Bruit Qui Court s’est engagé à racheter le fonds de commerce par l’intermédiaire d’une autre de ses sociétés, à payer endéans dix-huit mois et à reprendre tout le personnel.

Ce n’est pas la première fois que le Bruit Qui Court se retrouve en situation extrêmement délicate, avec deux faillites déjà, voici vingt ans puis voici une demi-douzaine d’années, des faillites à deux reprises annulées à la suite d’accord avec les créanciers. 

 

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