Le bien-être animal au cœur des préoccupations des agriculteurs

Festival du boeuf charolais
Festival du boeuf charolais - © JEFF PACHOUD - AFP

Le bien-être animal était au menu d'une rencontre entre spécialistes et agriculteurs ce mardi à Francorchamps. C'est l’un des arguments avancés par les vegans pour justifier leur mouvement, de plus en plus suivi. Pour eux, la meilleure manière d'assurer le bien-être d'un animal, c'est de ne pas le manger. Une justification qui a été démontée lors de cette rencontre.

Un meilleur bien-être en élevage

Bien-être animal et ne pas manger un animal, ce sont des notions différentes affirme le spécialiste, Marc Vandenheede, professeur à la faculté de médecine vétérinaire de l'université de Liège : "La vision radicale qui consiste à dire que le seul moyen de ne pas faire souffrir des animaux est de ne plus les manger est une vision totalement simpliste qui pourrait amener, à terme, à un moins bon bien-être pour les animaux. En élevant des animaux, nous pouvons leur assurer un meilleur bien-être qu’ils pourraient rencontrer dans la nature. À partir du moment où ça se fait en conscience et que nous avons un certain nombre de garanties que cet animal a été traité décemment, nous avons fait un acte généreux."

Un bien-être animal qui n'est pas une question figée. Au contraire, elle est en constante évolution pour le spécialiste : "On a maintenant un certain nombre d’informations scientifiques sur ce qu’on appelle les besoins des animaux et leur capacité à souffrir. La notion de bien-être animal est en constante évolution. Elle suit l’évolution des connaissances scientifiques et des choix de société. Nous avons, à notre disposition, des outils qui nous permettent de mieux apprécier le niveau de souffrance de ces êtres vivants. Dorénavant, on ne peut plus dire je ne savais pas qu’il avait mal. "

Un bien-être que les agriculteurs, de leur côté, présentent non comme une obligation mais comme une évidence.

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