Lantin: parcours du combattant pour loger temporairement une personne handicapée

Lantin: parcours du combattant pour loger temporairement une personne handicapée
Lantin: parcours du combattant pour loger temporairement une personne handicapée - © PHILIPPE FRANCOIS - BELGA

Trouver un hébergement temporaire pour une personne handicapée, c'est souvent le parcours du combattant... C'est ce que vit en ce moment Mauricette Doyen, une habitante de Lantin, qui doit prochainement subir une intervention chirurgicale. Elle sera hospitalisée plusieurs jours. Or, elle vit avec sa fille de 17 ans, handicapée mentale et qui n'est pas autonome. Elle cherche donc un lieu pour accueillir sa fille durant une semaine mais sans résultat jusqu'ici.

"Les structures sont trop peu nombreuses et très recherchées" explique Mauricette. "A l’AWIPH, je n’ai rien eu de concret. A quelques portes d’Asbl non plus. Sur internet, on trouve souvent des aides à l’année mais pour une courte période, je n’ai rien trouvé. Je n’ai plus de famille pour s’occuper de ma fille. Et durant cette semaine, elle doit pouvoir également poursuivre sa scolarité".

Qu'existe-t-il comme solutions dans ce cas ?

Ces dernières années diverses initiatives ont été mises en place comme des créations de services dits "de répit", et une prise de conscience des pouvoirs publics. Les services de répit permettent aux aidants proches et aux handicapés de souffler un peu, en toute quiétude, ou de varier leurs activités. Mauricette Doyen a d'ailleurs déjà fait appel à un tel service.

Après des projets pilotes, pour pérenniser ces services qui répondaient clairement à un besoin, le gouvernement wallon a fixé, dans un arrêté de 2014, un cadre réglementaire relatif à leur agrément et à leur subventionnement.

Le listing des services de répit agréés et financés par l'AVIQ, l'Agence pour une Vie de Qualité, l'ex-AWIPH, en comprend 21. Ils sont répartis sur tout le territoire wallon.

Mais un constat s'impose: si presque tous proposent du répit à domicile, soit une garde à domicile ou un encadrement lors d'activités extérieures, durant quelques heures, un répit résidentiel, donc un hébergement temporaire, n'est possible que dans 7 d'entre eux, dont un seul en province de Liège, à Seny, sur la commune de Tinlot.

Peut-être une solution pour Mauricette Doyen et sa fille...

 

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