La "walking therapy" est aussi pratiquée par des psychologues liégeois

Quand on pense à une consultation avec un psychologue, on imagine un tête-à-tête, chacun sur une chaise, voire le patient allongé dans un divan. Mais une telle consultation peut prendre une tout autre forme. Par exemple la walking therapy. C’est une technique où le psychologue et le patient s’entretiennent à l’extérieur, dans la nature, côte à côte plutôt que face à face.

Parmi ceux qui la pratiquent, il y a le psychologue liégeois Pierre Gijsen. Il y a recours avec 30 pc de sa patientèle. " Ça peut aller de s’asseoir sur un banc dans un parc à des séances d’une ou deux heures en marchant avec le patient. Ça peut aussi être des formules plus ambitieuses à la fois sur un plan physique ou en termes de durée. Ça se prête bien à des problématiques d’anxiété, de dépression, de burn-out, de détresse au sens large du terme, les étapes de la vie, les deuils, etc. ", explique-t-il.

La pratique présente aussi certains avantages : " Changer le cadre de cette manière-là permet parfois de dédramatiser un peu cette démarche. La mise en mouvement du corps permet aussi une mise en mouvement de l’esprit. Je pense que ça nous aide parfois à raisonner un peu différemment. Et puis la prise en charge en extérieur peut sembler rassurante par rapport à des locaux de consultation qui sont parfois confinés aussi ", détaille le psychologue.

Le hasard des situations ou des rencontres peut aussi jouer un rôle dans ce type de thérapie : " Je me suis déjà retrouvé dans des impasses avec des patients, dans les deux sens du terme. Il nous arrive aussi de croiser des objets sur lesquels rebondir, ou de souffler un peu plus en montée, ou encore de se retrouver dans des conditions climatiques qui sont difficiles, ce qui ajoute au courage que la personne a eu d’aller consulter un professionnel et de se mettre dans ce type de position ", précise encore Pierre Gijsen.

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