La ville de Verviers a ouvert ses "réserves textiles"

C'est un événement relativement exceptionnel qui s'est déroulé ce samedi, dans la banlieue verviétoise. La Ville a ouvert les portes de ses "réserves textiles", ce qui n'arrive que tous les trois ou quatre ans, peut-être. Un musée communal est consacré à l'industrie de la laine qui a été florissante, jadis, mais qui a pratiquement disparu. Tout le patrimoine ne peut cependant être montré, par manque de place. D'autant que des bénévoles, d'anciens employés, ont sauvegardé les veilles machines qu'ils ont pu récupéré: ils les ont sauvé de la ferrailles, et ils les ont remontées.

Ce sont des machines à vapeur, pour laver et dégraisser. Ce sont des machines à peigner, à carder, à filer. Elle datent parfois de plus de deux siècles. Elles montrent la fabuleuse ingéniosité, nécessaire aux progrès de la mécanisation. Elles témoignent du savoir-faire des ouvriers, capables de régler avec une précision millimétriques les étirements, les épaisseurs et les torsions des fibres, pour produire un fil résistant.

Et ce sont des gens qui ont fait tourner ces outils qui guident les visiteurs parmi cet atelier d'un autre âge. Comme l'explique l'un d'entre eux, Gerard Fettweis, qui a passé sa carrière à surveiller les cardeuses: "Les travailleurs n'étaient pas spécialement surchargés, mais un opérateur devait quand même s'occuper de trois machines, entrer la matière dans le tambour, vérifier l'alignement parallèle des fibres, récupérer les déchets, et ça, dans un bruit...! D'ailleurs, j'ai un pourcentage de surdité, et c'est le bruit des machines qui a provoqué ça, ce n'est pas la vieillesse, c'est le bruit des machines."

Si vous avez loupé l'occasion de vous plonger dans cet univers de métiers, de presses, de battoirs, de retordeuses, de fouleuses, d'endosseuses, d'essoreuses, de renvideuses, des visites sur demande peuvent s'organiser pour des groupes, à la belle saison.

 

 

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